Article n° 4035 | Edition n° 3 | 2014

Maladies cardiovasculaires

Attention à préserver l’équilibre entre les différents acides gras. La baisse des oméga-3, combinée à l’augmentation des oméga-6, trop présents dans l’alimentation occidentale, favoriserait l’obésité.

Bonnes graisses?

Si nos chers médias professent depuis plusieurs décennies une quasi-abstinence lipidique sur des thèmes aussi racoleurs que la minceur ou le cholestérol, l’alimentation doit-elle pour autant se résumer à un certain manichéisme envers les matières grasses? Focus sur des graisses bien plus subtiles: les oméga-3.

Rappel sur les «gentils» et les «méchants»

On admet de manière consensuelle les effets délétères des graisses animales, riches en acides gras saturés, en raison de leurs propriétés athérogènes: elles «bouchent» les artères! Il en va de même pour les acides gras «trans» ou les huiles végétales hydrogénées (huile de palme ou de coprah, très utilisées dans l’industrie agro-alimentaire). Ainsi, beurre, crème, charcuterie, viennoiseries et autres fritures devraient quitter un peu plus nos tables. Attention aux margarines… elles ne sont pas toujours bénéfiques! Il y a toutefois une illustre exception dans le royaume animal: les graisses des poissons.

Les oméga-3, un vrai couteau suisse!

Multiples, ils sont issus d’un acide gras dit «essentiel», car non synthétisable par l’organisme: l’acide alpha-linolénique. Ce dernier permet la fabrication in vivo de toute la famille oméga-3, mais en quantité insuffisante pour couvrir nos besoins. En clair, nous devons recourir aux sources alimentaires, telles que les poissons gras (espadon, sardine, thon, saumon, etc.), l’huile de lin, de colza ou de noix, ou, à défaut, aux compléments alimentaires.

Leur rôle, notamment dans la croissance, l’intégrité cutanée, le système immunitaire, le développement de la rétine ou encore du système nerveux en font des nutriments de premier plan. Mais, aujourd’hui, la tendance est à la mise en avant de leurs propriétés anti-inflammatoires et cardiovasculaires. Il en découle forcément une utilisation nouvelle en rhumatologie et en pneumologie pour certaines affections inflammatoires. De même, le bénéfice cardiovasculaire, caractérisé par une baisse du cholestérol, des triglycérides, de la pression artérielle et une augmentation de la fluidité du sang, confirme les possibilités considérables de ces graisses en matière de prévention.


Toute reproduction partielle ou intégrale faite sans autorisation de la part de l’éditeur est interdite et illégale. Tout procédé de reproduction et d’adaptation est illicite.
Isabelle Hulmann Dr. Stéphane Hoën

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