Article n° 935 | Edition n° 68 | 2009

Mauvaise haleine, le succès du traitement passe par la franchise!

Environ un quart de la population souffre de mauvaise haleine (halitose, en jargon médical). Quel que soit le terme utilisé, le sujet reste tabou. Rares sont ceux qui osent l'aborder, par fausse pudeur ou par politesse à l'égard des personnes concernées, qui sont d'ailleurs nombreuses à être très affectées par ce trouble. Mal à l'aise, elles s'isolent au travail et dans leur vie privée, tout en ­mettant parfois des années à consulter un professionnel de la santé.

La parodontite Infection bactérienne des tissus de soutien de la dent (gencives, desmodonte, os). Les caries Se forment dès que les bactéries transforment des succres en acides et que ces derniers abîment l'émail des dents.

D'où vient la mauvaise haleine?

Dans 9 cas sur 10, l'origine de la mauvaise haleine est buccale, alors qu'on aurait tendance à ­l'attribuer à un problème ORL, voire une cause intestinale ou gastrique, ce qui est encore plus rare. Des bactéries s'installent, impunément, sur la surface râpeuse du fond de la langue, dans les interstices dentaires et les poches gingivales, où elles décomposent aliments, débris cellulaires et ­composantes salivaires. Cette action libère des composés soufrés volatils - Volatile Sulfur Compounds (VSC) en anglais-, qui se mélangent à l'air expulsé et ­rendent l'haleine malodorante. En général, les personnes souffrant de mauvaise haleine ont la langue plus chargée. L'halitose est accentuée chez les sujets à la bouche sèche, produisant peu de salive, un symptôme qui accompagne la prise de certains médicaments (p. ex. antidépresseurs, hypotenseurs). Il survient également en cas de stress, de ronflement, de respiration par la bouche ou d'hydratation insuffisante.

Que faire?

La mauvaise haleine étant essentiellement ­d'origine buccale, la traiter revient en priorité au dentiste et à son équipe. A faire soi-même: veillez à une excellente hygiène buccale, sans oublier le nettoyage des espaces interdentaires et de la face supérieure de la langue. Mâcher du chewing-gum stimule la production de salive et donc l'autonettoyage de la bouche. L'utilisation d'eaux dentaires spécifiques vous permettra d'enrayer la prolifération de bactéries odorifères.


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Isabelle Hulmann Dr. Priska Binz Nocco

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