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La vitamine D, non seulement pour nos os

Le rôle joué par la vitamine D3, ou cholécalciférol, dans la santé et la solidité de notre squelette et de nos dents est bien connu. Elle intervient en favorisant l’assimilation intestinale et la fixation du calcium dans les os et les dents. Sa carence sévère se traduit par le rachitisme, l’ostéomalacie et l’ostéoporose. Au niveau dentaire, les caries et la parodontose peuvent aussi être rattachées à un déficit en cette vitamine, bien que d’autres facteurs, comme l’hygiène, soient évidemment impliqués. Mais il n’y a pas que cela…

Des sources alimentaires insuffisantes

L’apport alimentaire de la vitamine D est presque négligeable: il n’y a que le saumon qui puisse couvrir ses besoins journaliers… à raison de 2 portions par jour! Sa principale «source» naturelle est le soleil: notre peau fabrique cette vitamine sous l’influence des rayons ultraviolets. Relevons néanmoins que les produits solaires contenant un indice égal ou supérieur à 8 freinent la synthèse du cholécalciférol et que celle-ci diminue au fil des ans. Avec les variations saisonnières typiques de nos latitudes, l’ensoleillement ne garantit pas une production suffisante de vitamine D tout au long de l’année. Les nourrissons et enfants de moins de trois ans, les femmes enceintes ou allaitantes, moyennement le suivi du pédiatre ou du gynécologue, ainsi que les personnes âgées de 60 ans ou plus, doivent prendre un supplément en continu. En dehors de ces groupes, c’est uniquement en hiver que la supplémentation de vitamine D est nécessaire. Son supplément est également intéressant pour le système immunitaire: dans les états infectieux, le cholécalciférol
soutient l’activité des globules blancs.
Et encore:
• La vitamine D, en association avec le calcium, joue un rôle dans la prévention du cancer du côlon.
• En régularisant la production des cellules cutanées, elle peut apporter un soulagement lors de psoriasis.
La vitamine D étant liposoluble et donc potentiellement toxique à doses élevées, veuillez informer votre client qu’il ne doit pas multiplier les suppléments sans l’avis préalable d’un professionnel de la santé.

Rita Ducret-Costa
Pharmacienne diplômée de l’Université de Bologne, nutritionniste et homéopathe.

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