Article n° 4968 | Edition n° 97 |

Toux grasse? Mot d’ordre: fluidifier!

ll est important que les mucosités ne stagnent pas trop longtemps dans les bronches, étant donné que le risque d’une surinfection bactérienne (bronchite, sinusite) est bien réel.

Lorsque vous vous rendez chez votre pharmacien ou droguiste car vous toussez et qu’il vous pose la question si votre toux est grasse ou sèche, il vous arrive d’hésiter. Oui, les quintes sont sèches, mais vous ressentez une gêne respiratoire…

Faite confiance à votre spécialiste! Il est parfaitement en mesure de faire la différence entre une toux vraiment sèche et une toux faussement sèche. La première peut être provoquée par ex. par la fumée, la poussière, l’air vicié, un allergène ou encore être l’effet secondaire d’un médicament. Totalement inutile, elle doit être supprimée à l’aide d’un médicament antitussif, tel que par exemple la chlorphénamine.

Quand la toux devient bénéfique

En revanche, la toux qui survient lors d’un refroidissement est toujours d’abord sèche, puis elle devient progressivement grasse ou productive (avec du mucus à expectorer). L’expectoration étant absolument nécessaire, mais pas toujours aisée, il est judicieux d’avoir recours à un médicament mucolytique, qui fluidifie les mucosités et en favorise l’évacuation.

Pourquoi faut-il expectorer?

Parce que notre organisme a pris soin d’encapsuler son hôte indésirable (en général un virus) dans du mucus, afin de pouvoir l’expulser avec la toux. Des tisanes expectorantes adoucies avec du miel, des fumigations ou des pommades à base d’essences à frictionner sont des mesures additionnelles non négligeables, mais l’emploi d’un mucolytique, comme par exemple l’acétylcystéine, est vivement recommandé, car il raccourcit le processus de guérison. Or, il est important que les mucosités ne stagnent pas trop longtemps dans les bronches, étant donné que le risque d’une surinfection bactérienne (bronchite, sinusite) est bien réel. Elle rendrait nécessaire la prise d’un antibiotique.

Un cas particulier

Durant le refroidissement, il peut arriver que des quintes de toux puissantes, voirespasmodiques, entravent la qualité de vie et surtout empêchent le malade de dormir. Or, le manque de sommeil fatigue et affaiblit ultérieurement le système immunitaire. Dans ce cas, un produit associant le mucolytique à un antitussif permet de calmer la toux et améliore ainsi le confort.

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Isabelle Hulmann Rita Ducret-Costa

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