Article n° 1011 | Edition n° 70 | 2010

Recueillir et revivre ses impressions de voyage

Nous avons établi nos quartiers d’hiver dans un chantier naval tranquille et familial, à une centaine de kilomètres au nord d’Athènes (coordonnées GPS 38°20,43N et 23°43,63E). Notre activité principale consiste à nous occuper de Yodara, qui mérite un bon «check-up».

Depuis septembre 2008, notre Yodara n’a guère pris de repos! Entre deux coups de peinture ou de tournevis, nous nous installons dans le carré et nous réchauffons autour d’un thé brûlant. Accaparés par la vapeur émanant de la tasse, une question nous est alors venue à l’esprit: quel est l’objet essentiel au voyage? Je me lance en premier dans la réponse: le carnet de route, de format A5, à la couverture robuste. Son éternel complice est le crayon à papier.

Le bruit de la poudre de graphite se déposant sur le papier surpasse le plus sophistiqué des stylos à bille. Alors je dépose, dans le nid d’une page, des éléments pragmatiques, comme la pression atmosphérique, la température et l’humidité. Mais surtout, j’y recueille mes impressions et mes ressentis, dans mes rôles de femme, de compagne et de voyageuse.

Je m’oblige (avec délectation!) à y inscrire chaque jour un passage. Pour relater une journée catastrophe, je m’applique à «grogner» méticuleusement pour évacuer les stigmates négatifs. Cette mise en mots me demande de prendre conscience de l’émotion née au fond de moi. Elle me permet d’aller un peu plus loin dans le vécu de cette sensation. Voici un exemple, relatant un magnifique coucher de soleil: «Mon cœur tressaille devant ce coucher de soleil étourdissant, telle une feuille d’or déroulée jusqu’à l’horizon, rencontrant amoureusement le ciel bleu timide, sur lequel dansent langoureusement des nuages au cœur d’émeraude. Quelques étincelles trémulantes accrochent mon regard: les premières étoiles impatientes. Derrière moi, la voix bruissante de l’eau, qui ricoche tendrement sur la pierre déjà endormie; ma peau frissonne.»

Dans la grisaille d’un coup de blues, je relis quelques passages; alors, ma tristesse se dissipe comme un brouillard fugace, laissant place au soleil caressant délicatement ma peau et mon moral.


Toute reproduction partielle ou intégrale faite sans autorisation de la part de l’éditeur est interdite et illégale. Tout procédé de reproduction et d’adaptation est illicite.
Isabelle Hulmann Stéphanie Grivel

Articles similaires

  • Article No | Edition no 96 2018
    Ménopause? Vive la sauge!

    Savez-vous que le nom latin de la sauge, Salvia officinalis, dérive du verbe salvare, qui signifie sauver, guérir? Et que cette plante était déjà utilisée par les Égyptiens pour traiter différents troubles, notamment féminins (irrégularités du cycle, malaise prémenstruel, problèmes de la ménopause)? Et que les Romains entouraient la récolte de la sauge de rituels? Ne dit-on pas, d’ailleurs, «qui a de la sauge dans son jardin, n’a pas besoin de médecin»? Jamais détrônée, jamais égalée, cette plante ancestrale a traversé les siècles et les millénaires sans prendre une ride. De nos jours, de très nombreuses femmes l’apprécient comme régulateur et fortifiant du système neurovégétatif: elle soulage les symptômes les plus pénibles de la ménopause, la sudation excessive et les bouffées de chaleur. L’action de la sauge se manifeste déjà après quelques jours, voire au plus tard deux semaines après le début de la prise. Elle peut être ingérée sous la forme d’infusions, en grande quantité, ou de comprimés. Ces derniers présentent plusieurs avantages: ils sont plus pratiques, notamment à emporter, et ne contiennent pas de la thuyone, une substance, qui, à fortes doses, n’est ni dénouée de toxicité ni dépourvue d’effets indésirables. En outre, ils permettent à toute période de l’année de tirer profit d’un extrait frais, hautement dosé et complet de la plante. Des mesures additionnelles L’acide gamma-linolénique, présent notamment dans les huiles de bourrache et d’onagre, et la vitamine E, à raison de 400 mg, soutiennent remarquablement les effets de la sauge. Ces micronutriments soulagent aussi d’autres symptômes plus ou moins fréquents chez les femmes en retour d’âge: la fatigue, la déprime, les sautes d’humeur, l’irritation vaginale et les douleurs arthritiques. De surcroît, les huiles susmentionnées lubrifient sainement la peau de l’intérieur, alors que la vitamine E, antioxydante, ralentit le processus du vieillissement. Des bactéries lactiques présentes dans la flore vaginale Il peut, en outre, s’avérer judicieux de protéger la flore vaginale, fragilisée par les changements hormonaux, à l’aide de capsules à base de lactobacilles. A la ménopause, il est grand temps, si cela n’a pas déjà été fait, de prendre soin de son corps et de son esprit, par une bonne hygiène alimentaire et de vie. Rappelons l’importance d’une activité physique régulière, bénéfique, à la fois, pour le moral, la ligne, les os et le système cardiovasculaire.

  • Article No | Edition no 94 2017
    Ménopause: réagir au lieu de subir

    S'il y a une période dans la vie de la femme qui «jouit» d’une sinistre réputation, c’est bien la ménopause. A juste titre, car elle peut être accompagnée par une foule de désagréments physiques et psychiques: bouffées de chaleur, transpiration excessive, douleurs articulaires, sécheresse vaginale, baisse de la libido, fatigue, déprime. Mais, contrairement à leurs grand-mères, qui subissaient la ménopause comme un mal inévitable, les femmes d’aujourd’hui disposent de nombreux moyens pour soulager ces symptômes.   Une femme sur quatre est épargnée par les troubles de la ménopause. Parmi les moins chanceuses, certaines en souffrent au point de devoir recourir à un traitement de substitution hormonale. Mais, dans la majorité des cas, des approches thérapeutiques douces apportent le soulagement souhaité.   La reine des plantes médicinales Gorgée des vertus les plus diverses, la sauge mérite le prix de l’excellence dans le traitement des troubles de la ménopause. Déjà utilisée dans l’Antiquité pour soulager différents troubles féminins, elle s’est avérée particulièrement efficace en cas de bouffées de chaleur et d’hypertranspiration. Son action se manifeste quelques jours, voire deux semaines après le début de la prise. La sauge peut être ingérée en infusion, en grande quantité, ou sous la forme plus pratique de comprimés ou de gouttes.   Et encore… La nutrithérapie propose l’acide gamma-linolénique (huile de bourrache ou d’onagre) et la vitamine E, qui soulagent aussi bien les bouffées de chaleur et l’irritation vaginale que la fatigue et l’humeur dépressive. En homéopathie, deux remèdes aux modalités très différentes, Lachesis et Sepia, rivalisent en efficacité et se profilent comme traitement de fond. Le premier convient aux femmes très excitées, nerveuses et hyperactives, le second, à celles qui souffrent de déprime et d’épuisement. En appoint, d’autres médicaments homéopathiques soulagent des symptômes très spécifiques: Glonoïnum (battements violents dans les artères du crâne et du cou), Sanguinaria (afflux de sang à la tête et à la poitrine avec joues brûlantes),Veratrum (sueurs froides abondantes), Sulfur (mains et pieds brûlants), etc.

  • Article No | Edition no 93 2016
    Quels remèdes contre les troubles de la ménopause?

    Parlant de la ménopause, il y a un avant et un après, mais surtout un pendant qui se caractérise par des troubles plus ou moins gênants, qui affectent la qualité de vie… et la vie tout court! La périménopause, soit les quelques mois ou années qui précèdent et suivent la ménopause, se caractérise souvent par des troubles plus ou moins sévères, qui, même s’ils ne sont pas dangereux, n’en demeurent pas moins pénibles. La ménopause est la disparition physiologique des règles, due à des modifications hormonales typiques d’un certain âge, en général autour de la cinquantaine. Les bouffées de chaleur et l’hypertranspiration figurent en bonne place parmi les symptômes typiques: désagréables quand on se trouve en société, ces accès peuvent aussi fortement perturber la qualité du sommeil. Parmi les autres symptômes, on citera la sécheresse de la peau et des muqueuses, ainsi qu’une irritabilité parfois très marquée. Que faire dans ces cas-là? Des remèdes naturels contre les bouffées de chaleur Pour la droguiste Jeanine Wagner, «la sauge est sans conteste la plante régulatrice hormonale des bouffées de chaleur. Je conseille également l’actée à grappes (Cimicifuga), l’onagre ou la bourrache comme traitement de fond, pour réguler les hormones. Le houblon est très utile lors de bouffées de chaleur avec nervosité, anxiété et troubles du sommeil. Le mélilot est, quant à lui, la plante idéale pour décongestionner, par exemple lors de bouffées de chaleur nocturnes». Jeanine Wagner a aussi parfois recours à l’homéopathie avec les souches Lachesis, Cactus grandiflorus, Glonoinum, Sanguinaria ou encore Sepia. Un mélange spagyrique avec Aconitum, Rauwolfia et Belladonna peut être également préparé en fonction des besoins individuels de chaque femme. La substitution hormonale Conduit par le ou la gynécologue, un traitement de substitution hormonale est la variante médicamenteuse parfois inévitable pour prendre la mesure des troubles liés à la ménopause. Mais il serait faux de se contenter de l’option médicaments. La ménopause est aussi une phase de vie qui invite les femmes à se donner du temps pour parler, réfléchir à l’avenir et apprécier ce que la vie leur a accordé jusque-là.

Voyage
Toute reproduction partielle ou intégrale faite sans autorisation de la part de l’éditeur est interdite et illégale. Tout procédé de reproduction et d’adaptation est illicite. © 2010 Communis | Healthcare Media Concept