Article n° 4324 | Edition n° 92 | 2015

Quand le nez saigne…

La sécheresse et/ou l’inflammation de la muqueuse nasale peuvent provoquer des saignements.

Généralement bénins, les saignements du nez ne doivent toutefois pas être pris à la légère. La consultation s’impose en cas de saignements fréquents, prolongés ou consécutifs à un traumatisme crânien.

Le nez est porté à saigner, car il comporte de nombreux vaisseaux dont la fonction est de réchauffer et d’humidifier l’air respiré.Ces vaisseaux sont à fleur de peau et, par conséquent, plus fragiles.
On distingue les saignements du nez (ou «épistaxis») de cause locale, générale, médicamenteuse ou d’origine traumatique.
Parmi les causes locales, figurent la sécheresse ou l’inflammation de la muqueuse nasale (en cas par exemple de rhume ou allergie), ainsi que des dommages directs de celle-ci (lorsque l’on se mouche trop fort ou l’on se gratte l’intérieur du nez). En hiver, évitez de surchauffer votre intérieur et, si possible, utilisez un humidificateur. En cas de rhinite, ne vous mouchez pas trop violemment et utilisez un topique* nasal (gouttes, spray ou gel) contenant une substance hydratante et régénératrice, telle que par exemple le dexpanthénol.
En ce qui concerne les causes générales, citons notamment les maladies sanguines, les troubles de la coagulation, l’hypertension artérielle et le diabète sucré, ainsi que des déficits nutritionnels (en vitamines C ou K).

Antibiotiques et vitamine K

Au premier rang des causes médicamenteuses, se trouvent les anticoagulants, qui agissent en fluidifiant le sang. A ceux-ci s’ajoutent les contraceptifs oraux, l’aspirine, la cortisone et ses dérivés, qui augmentent les besoins en vitamine C, ainsi que les antibiotiques, qui, en altérant la flore intestinale, entraînent une diminution de la synthèse de la vitamine K.
En cas d’antibiothérapie, protégez la flore bactérienne intestinale à l’aide d’une levure médicinale ou d’un probiotique.

* Topique: tout médicament d’application externe qui agit localement.


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Isabelle Hulmann Rita Ducret-Costa

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    Souvent liée à un refroidissement des voies respiratoires supérieures, la toux peut facilement s’installer pendant deux à trois semaines et rendre la vie pénible, de jour comme de nuit. S’en débarrasser prend donc un certain temps et l’aide d’un médicament est souvent la bienvenue. Le refroidissement typique peut débuter par un rhume ou une gorge «qui gratte». Les virus responsables colonisent les muqueuses du nez, de la gorge et des bronches avec plus ou moins de force et de réussite. S’il est «en forme», notre système immunitaire est parfaitement en mesure de combattre ces agents pathogènes. Prenez-endonc soin! Dormez suffisamment, veillez à un apport suffisant en vitamines, minéraux et oligoéléments et faites régulièrement de l’exercice, aussi en plein air. Bronchite aiguë Le Dr Eric Breitenstein, pneumologue, précise qu’«au niveau des bronches, le refroidissement est à l’origine de ce qu’on appelle la bronchite aiguë. Dans la grande majorité des cas, la cause en est virale. En général, les patients souffrent d’abord d’une infection virale des voies aériennes supérieures, telles que pharyngite (inflammation de la gorge) ou rhume, puis de l’apparition d’une toux sèche due à l’irritation. Si l’inflammation se propage dans les bronches, la toux devient humide et productive, avec des expectorations plus ou moins colorées. Après la phase d’expectoration, la toux redevient sèche, puis disparaît. La guérison est donc normalement spontanée. A titre de traitement symptomatique, je recommande un mucolytique (expectorant), qui peut aider à fluidifier les sécrétions. Si nécessaire, un médicament antitussif calme le réflexe de la toux, en particulier pendant la nuit.» En complément, on veillera toujours à boire suffisamment, par exemple une tisane pectorale ou encore une tisane de thym, de tilleul ou de guimauve. D’une manière générale, des inhalations, des frictions ou un bon bain chaud peuvent également contribuer à soulager les symptômes des refroidissements.

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