Article n° 4648 | Edition n° 94 | 2017

Petits bambins et petits bobos

La chronologie du bobo: stopper le saignement, prévenir l’infection, vérifier la vaccination antitétanique.

Notre quotidien est émaillé d’accidents domestiques et autres plus ou moins graves, égratignures, coupures et autres brûlures. Les premiers concernés sont, bien évidemment, les tout-petits, dès l’acquisition de la marche. Prévention, traitement… Comment réagir?

 

Situations à risque

Les chutes représentent la première cause d’accidents chez les enfants de 0 à 14 ans. Chez les plus petits, il convient d’interdire les accès à risque (fenêtres, escaliers, balcons), ainsi que les moyens d’y parvenir (chaises, tabourets).
La pose de barrières reste une excellente protection.
Les pantalons trop longs, les courses en chaussettes et les lacets défaits sont à éviter.
Les blessures sont, quant à elles, souvent le fruit d’une négligence par oubli d’objets contondants (ciseaux, aiguilles, outils), ou d’inattention (course de l’enfant avec une sucette dans la bouche ou un crayon dans la main).

Action-réaction

Si, malgré ces avertissements, l’épisode douloureux se produit, il convient d’en évaluer rapidement la gravité. Intoxications, blessures au visage (yeux) ou brûlures doivent être gérées par un professionnel de santé.
A contrario, les petites plaies superficielles seront traitées à la maison, par étapes: il faut d’abord stopper l’hémorragie en pratiquant sur la plaie un point de compression à l’aide d’un linge propre ou d’une compresse durant 5 min. Puis la désinfection se fait via un antiseptique sans alcool pour éviter un surcroît de douleur. Enfin, on appliquera une
crème vulnéraire et un pansement si nécessaire. Certaines de ces crèmes cicatrisantes contiennent des actifs anti-infectieux et du kaolin qui absorbe les exsudats de la plaie.
De plus, leur forme pâteuse limite l’adhérence du pansement à la plaie et en facilite le retrait. Dans certains cas, la crème peut même remplacer le pansement.
Un aspect enfin, à ne pas négliger: rassurer les parents. Selon le Dr Giorgio La Scala de l’Hôpital des enfants de Genève, «il faut expliquer que la cicatrice aura son aspect définitif seulement environ 18 mois après l’accident et qu’il convient de la protéger du soleil pendant 12-18 mois par des habits ou une crème solaire».*
Dans tous les cas, si des signes inflammatoires persistent, il faut consulter son médecin.

* www.swiss-paediatrics.org


Toute reproduction partielle ou intégrale faite sans autorisation de la part de l’éditeur est interdite et illégale. Tout procédé de reproduction et d’adaptation est illicite.
Isabelle Hulmann Dr. Stéphane Hoën

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CRÈME VULNERAIRE_94
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