Article n° 3512 | Edition n° 84 | 2013

Ne laissons pas l’herpès nous enlaidir et nous affaiblir!

Soudainement, les lèvres brûlent, picotent et démangent. Très rapidement, des vésicules remplies d’un liquide trouble apparaissent. Elles éclateront ensuite pour laisser place à des ulcérations et à des croûtes laides et douloureuses. L’HVS1 (le virus herpès simple de type 1) a de nouveau frappé.

Plus connu sous les termes de «boutons de fièvre» ou «bouchères» en Suisse romande, l’herpès labial est une affection inesthétique, gênante et pénible.Très contagieux et répandu, il touche 90% des adultes. Une fois introduit dans l’organisme, le virus refuse de le quitter. Impossible de le déloger des ganglions lymphatiques où il a obtenu asile à vie. Lorsqu’il sort de sa léthargie, il envahit le bord des lèvres et déclenche une poussée, dont la durée varie entre 5 et 15 jours. Chez un tiers des sujets environ, l’affection se déclare de façon répétitive, à intervalles irréguliers ou à un rythme personnel (de quelques fois par mois à 2-3 par année). Chez les autres, le virus demeure muet, tenu en respect, fort probablement, par les défenses immunitaires de son hôte.

Le rôle du système immunitaire

Parmi les facteurs susceptibles de déclencher les crises, figurent  des situations où le système immunitaire est affaibli, telles que les maladies infectieuses, le stress, la fatigue et l’approche de règles, ainsi que l’exposition au soleil. A son tour, l’herpès affaiblit les défenses naturelles créant ainsi un terrain propice à l’apparition d’autres maladies.

Des mesures préventives valables

La prévention repose sur l’ingestion de nutriments immunostimulants, tels que la vitamine C, le zinc et l’acide gamma-linolénique, sous forme d’huile de bourrache ou d’onagre. Ce dernier est particulièrement indiqué, sa production endogène (par le corps) étant amoindrie par toute infection virale. Une autre mesure préventive consiste à éviter les aliments les plus riches en arginine, un acide aminé qui favorise la prolifération de l’herpès, à savoir: la noisette, la cacahouète, la noix, l’amande, le chocolat, les graines de sésame et la noix de coco.  La thérapie, quant à elle, fait appel à une crème contenant de puissants actifs spécifiques, tels que par ex. l’aciclovir et le valaciclovir. L’application précoce (dès les premiers picotements) d’un tel produit permet d’accélérer le processus de guérison et même, dans certains cas, d’enrayer totalement l’action du virus.

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Isabelle Hulmann Rita Ducret-Costa

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