Article n° 1102 | Edition n° 72 | 2010

Mince alors!

«Mincir, surveiller son poids, être bien dans sa peau, perdre ces 2 ou 3 kilos qui nous gênent…» Qui ne s’est jamais interrogé sur son embonpoint réel ou supposé? Chaque année, apparaissent de nouveaux produits, de nouveaux régimes miracles qui nous tyrannisent et nous font rêver à la fois. Serait-il enfin possible de mincir sans souffrir?

Une perte de poids de 10% peut induire une baisse de la pression artérielle, de la glycémie, du cholestérol et des triglycérides et améliorer sensiblement la résistance à l’effort.

Le surpoids

Dans la plupart des cas, le poids est directement corrélé à l’alimentation et à l’activité ­physique. Nos sociétés occidentales nous ont portés petit à petit vers la prise d’aliments toujours plus riches et plus sucrés lors de repas toujours plus décousus. On privilégie la rapidité à la qualité nutritionnelle, banalisant le ­grignotage. Le manque de temps pousse en outre à la sédentarité. Bref, de petits écarts en dérapages quotidiens, nous glissons doucement vers le surpoids, voire l’obésité pour 10% d’entre nous.

Quelles que soient les motivations, la coquetterie pour les uns, la santé pour les autres, l’action passe d’abord par une prise de conscience. Un tout premier état des lieux peut être pratiqué lors de la mesure de l’indice de masse corporelle (IMC = le poids que divise la taille au carré).

Le corps et le cœur plus légers

La perte de poids doit s’inscrire dans la durée. A titre d’exemple, pour perdre un kilo, il faut brûler 7000 kcal ou réduire d’autant l’apport alimentaire.

Il existe aujourd’hui nombre de compléments alimentaires qui peuvent procurer des satisfactions souvent temporaires: les «brûleurs de graisse», tels que le thé vert ou le guarana, les draineurs à base d’orthosiphon ou de piloselle ou encore les coupe-faim contenant du fucus ou des pectines de pomme. L’effet diurétique induit par les draineurs va momentanément affiner la silhouette; de même, les produits ­rassasiant n’agiront qu’au moment de leur prise. Un effet rebond est donc à craindre à ­l’arrêt du traitement.

On peut également envisager un régime hyperprotéique pauvre en glucides et en lipides, qui aurait l’avantage d’augmenter la thermogénèse (nombre de calories brûlées), sans induire de fonte musculaire. Cependant, cette option ne peut pas s’envisager sur le long terme.

Enfin, il existe des substances médicales capables de capter les graisses de l’alimentation. Elles peu­vent être notamment à base de fibres, telles que la polyglucosamine, qui possède une forte capacité à fixer les corps gras dans le tube digestif. Ces derniers ne sont donc plus assimilés au moment des repas mais éliminés par voie naturelle. Les protéines et les glucides ne sont pas affectés par la prise de ce type de principe actif et continuent à remplir leurs fonctions normalement. Cet effet mécanique permet de réduire considérablement la quantité de graisses assimilées en passant en moyenne de 120 à 40 g par jour. Le capital adipeux sera alors peu à peu brûlé par les besoins énergétiques physiologiques du corps. La perte de poids est donc possible sans régime draconien. Il faut apprendre néanmoins à moyen terme à raisonner son apport lipidique afin de le stabiliser autour de 80 g par jour. L’exercice physique sera bien entendu un accélérateur grâce à une consommation énergétique accrue.

Dans tous les cas, l’IMC confirmera la possibilité d’une action contre la surcharge pondérale, laquelle sera déconseillée dans le cas d’un IMC inférieur à 18. En cas de doute, ­demandez conseil à un professionnel de santé.


Toute reproduction partielle ou intégrale faite sans autorisation de la part de l’éditeur est interdite et illégale. Tout procédé de reproduction et d’adaptation est illicite.
Isabelle Hulmann Dr. Stéphane Hoën

Articles similaires

Article
Toute reproduction partielle ou intégrale faite sans autorisation de la part de l’éditeur est interdite et illégale. Tout procédé de reproduction et d’adaptation est illicite. © 2010 Communis | Healthcare Media Concept