Article n° 916 | Edition n° 67 | 2009

Mettez la bonne huile dans le moteur!

Les dernières décennies ont fait naître dans nos sociétés occidentales une peur de l'obésité telle que nous tendons aujourd'hui à diaboliser les graisses en général. Cependant, de récentes études ont prouvé qu'il fallait nuancer, au regard des vertus de certaines d'entre elles.

Pour bénéficier des effets cardioprotecteurs des acides gras EPA et DHA, il faudrait en consommer 0,3 à 0,4 g par jour, soit deux repas à base de poisson par semaine.

Les gentils et les méchants

A force de vulgarisation et de communication, la plupart des gens connaissent les effets délétères du cholestérol et des triglycérides. Une famille de lipides moins connue mais très prometteuse a néanmoins commencé à faire parler d'elle: les acides gras dont les célèbres «oméga-3».

Les acides gras se divisent en 2 catégories: les acides gras saturés et insaturés. Les premiers ont un rôle énergétique mais sont néfastes à forte dose. On les trouve surtout dans les graisses animales (lait, beurre, viandes, etc.) et dans certaines huiles (coco, palme). Les acides gras essentiels (non fabriqués par l'organisme) appartiennent à la seconde ­catégorie: on y retrouve les oméga-6 et les oméga-3. Ces derniers ont un effet cardiovas­-culaire favorable: en effet, ils diminuent l'agrégation des plaquettes responsable de la formation de caillots sanguins, abaissent le taux de cholestérol et la pression artérielle et stabilisent le rythme cardiaque. Ils interviennent également dans certaines maladies métaboliques (diabète) et psychiatriques (dépression).

Les sources du bien être

Les huiles de poissons des mers froides (maquereau, hareng, sardine, etc.) renferment naturellement deux oméga-3 majeurs, l'EPA, cardioprotecteur, et le DHA, essentiel au développement neurologique. Certaines huiles végétales contiennent aussi un acide gras majeur, l'acide gamma-linolénique de la série oméga-6: l'huile de bourrache et l'huile d'onagre qui le contiennent contribuent à faire baisser le cholestérol, la pression artérielle et possèdent des vertus anti-inflammatoires notoires utiles dans les maladies rhumatismales.

L'huile d'argan, quant à elle, en plus de stimuler le foie, hydrate, régénère et protège la peau par ses propriétés nourrissantes et antioxydantes. Sa richesse en vitamine E et en oméga-6 en font une huile également très prisée en cosmétique.


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Isabelle Hulmann Dr. Stéphane Hoën

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