Article n° 4888 | Edition n° 96 | 2018

Maladies transmises par les tiques

En Suisse, les principales maladies infectieuses transmises par les tiques sont la borréliose et la méningo-encéphalite verno-estivale. Des maladies comme l’anaplasmose, la rickettsiose, la babésiose, la neoehrlichiose ou la tularémie sont plus rares.

Quelles espèces de tiques transmettent les agents pathogènes ?

L’Ixodes ricinus est l’espèce de tique la plus répandue en Suisse. Présente jusqu’à 2000 m d’altitude, elle est surtout active entre mars et novembre. Elle peut transmettre la borréliose (maladie de Lyme) ou la méningo-encéphalite verno-estivale (MEVE). Des agents pathogènes moins connus sont aussi transmis par elle, notamment diverses bactéries (Anaplasma phagocytophilum, Rickettsia helvetica, R. monacensis, Candidatus Neoehrlichia mikurensis, Francisella tularensis) ou des parasites (Babesia divergens, B. microti, B. venatorum).
D’autres espèces peuvent aussi être des vecteurs de maladies : les tiques de l’espèce Dermacentor transmettent des bactéries de l’espèce Rickettsia ou Francisella.

Borréliose / Maladie de Lyme

Une infection provoquée par un groupe de bactéries, appelées Borrelia burgdorferi sensu lato, peut entraîner une borréliose (maladie de Lyme). Plusieurs organes peuvent être touchés, notamment la peau, les articulations et, plus rarement, le cœur.
Une borréliose peut être traitée par des antibiotiques. Si la maladie passe inaperçue ou si elle n’est pas suffisamment traitée, elle peut être à l’origine d’infirmités permanentes.

Méningo-encéphalite verno-estivale (FSME) / Méningo-encéphalite à tiques

Une infection par le virus FSME peut entraîner une méningo-encéphalite verno-estivale, appelée également méningo-encéphalite à tiques (encéphalite = inflammation du cerveau). L’infection est souvent asymptomatique et les patients ne présentent aucun signe de maladie. La maladie évolue généralement en deux phases : apparition de symptômes d’allure grippale, suivie de troubles neurologiques, comme des maux de tête, une sensibilité à la lumière, des vertiges et des troubles de la concentration et de la marche. Ces troubles peuvent perdurer des semaines, voire des mois. Lorsqu’elle s’accompagne de symptômes neurologiques, la maladie est mortelle dans environ 1 % des cas.
Il n’existe aucun traitement spécifique pour la FSME. Un vaccin efficace est toutefois disponible.

Mesures en Suisse

Les maladies transmises par les tiques apparaissent par pics saisonniers en Suisse. La saison pendant laquelle les tiques sont particulièrement actives s’étend de mars à novembre. Pendant cette période, l’OFSP publie mensuellement un rapport indiquant le nombre exact de cas ainsi que le nombre de consultations médicales à la suite d’une piqûre de tique ou pour des cas de borréliose. Ces rapports sont régulièrement relayés par les médias et servent à informer et sensibiliser le public.
L’OFSP dirige également un Centre national de référence pour les maladies transmises par les tiques à Spiez, qui a pour mission de conseiller les autorités sanitaires et les professionnels en matière de diagnostic de maladies transmises par des tiques. Par son savoir-faire, l’office soutient aussi un programme national de recherche sur les conséquences des maladies transmises par les tiques.
L’OFSP recommande à toutes les personnes qui vivent ou séjournent dans des régions à risque de se faire vacciner pour se protéger de la FSME. Deux cartes de risque de FSME ont été élaborées en collaboration avec Swisstopo pour déterminer qui devrait se faire vacciner. Les cantons concernés par la FSME publient également des informations à l’intention de leur population.
S’agissant des mesures générales de prévention contre les maladies transmises par les tiques, la SUVA, l’OFSP et les cantons ont publié des recommandations sur la manière de se protéger contre les piqûres de tiques. L’OFSP a également apporté son soutien à la mise au point d’une application mobile de prévention contre les piqûres de tiques développée par la Haute école des sciences appliquées de Zurich (ZHAW). La surveillance et la lutte contre les tiques relèvent de la compétence des cantons.

Figure: Estimation du nombre de consultations médicales à la suite d’une piqûre de tique et de cas de borréliose, données cumulées depuis le début de l’année, comparaison 2008-2018 (2018 : situation fin mai)

Source: Office fédéral de la santé publique OFSP


Ceci est un communiqué de presse. L’éditeur et la rédaction se déchargent de toute responsabilité.

Articles similaires

Communiqués de presse
Toute reproduction partielle ou intégrale faite sans autorisation de la part de l’éditeur est interdite et illégale. Tout procédé de reproduction et d’adaptation est illicite. © 2010 Communis | Healthcare Media Concept