Article n° 1089 | Edition n° 74 | 2011

Lorsque la vivacité enfantine vire au cauchemar

Bien qu’elle soit connue depuis le début du XXe siècle, l’hyperactivité suscite actuellement un intérêt croissant. Ce terme désigne un syndrome regroupant certaines anomalies du comportement: agitation extrême, activité physique excessive, instabilité psychomotrice, ainsi que, le plus souvent, déficit d’attention. Notons que ce dernier trouble peut exister en l’absence de l’hyperactivité.

Si la nette prédominance de l’hyperactivité dans le sexe masculin est bien établie, sa cause fait l’objet de désaccords entre spécialistes. Parmi les hypothèses évoquées, citons celles génétique, neurobiologique et nutritionnelle, ainsi que l’intoxication aux métaux lourds présents dans l’environnement.

Des causes possibles

  • Le déficit en certains acides gras (GLA, EPA, DHA, etc.), lié à une synthèse endogène inadéquate, aggravée par un apport alimentaire insuffisant. Des suppléments d’huile de bourrache ou d’onagre (GLA) et de poisson (EPA, DHA) peuvent s’avérer utiles.
  • L’abus des phosphates alimentaires. Ces sels sont ajoutés aux produits les plus divers (charcuteries, saucisses, fromages fondus, glaces, desserts de fabrication industrielle, boissons au cola, etc.). Durant les trente dernières années, notre absorption moyenne de phosphates est passée de 1,5 à près de 4 g par jour!

Les traitements

Les troubles comportementaux aboutissent à des perturbations familiales, à des difficultés de l’apprentissage scolaire entraînant souvent des échecs et à des problèmes psychologiques chez l’enfant (perte de confiance en soi). Ils peuvent aussi être à l’origine d’accidents et, plus tard, de l’inadaptation sociale. Il est donc nécessaire de traiter l’hyperactivité pour l’équilibre et le bien-être de l’enfant, mais également de son entourage. Le traitement repose sur une prise en charge globale. Il fait appel à:

  • des mesures nutritionnelles (une alimentation naturelle, saine et équilibrée);
  • des compléments alimentaires (outre les huiles susmentionnées, les levures végétales, riches en substances vitales, ont fait leurs preuves);
  • éventuellement, des remèdes homéopathiques (Tarentula hispana, Kali bromatum, Argentum nitricum, etc.) et/ou spagyriques;
  • des approches thérapeutiques complémentaires, telles que p. ex. la kinésiologie ou l’ergothérapie;
  • une psychothérapie;
  • en cas d’échec des mesures ci-dessus, des médicaments proposés par la médecine classique. Parmi ceux-ci, le méthylphénidate est le plus prescrit, du fait de son efficacité et de sa relative bonne tolérance. En outre, même lors de traitement prolongé, il n’entraîne ni accoutumance ni dépendance.

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Isabelle Hulmann Rita Ducret-Costa

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