Article n° 4571 | Edition n° 93 | 2016

L’estomac dans la tourmente

Des situations à risque pour la gastrite sont la surcharge pondérale, la grossesse et les saisons intermédiaires.

Brûlures et lourdeurs gastriques, douleurs abdominales, renvois acides… Très pénible, la gastrite, ou inflammation de la muqueuse de l’estomac, entrave la qualité de vie.

L’estomac est un milieu acide par excellence. L’acide chlorhydrique produit par les cellules de la muqueuse gastrique permet, avec les enzymes, de commencer la digestion des aliments. Protégée par des substances spécifiques, la muqueuse gastrique n’est normalement pas attaquée par cet acide. Il arrive toutefois que l’orifice situé entre l’estomac et l’oesophage ne fonctionne plus correctement. De l’acide gastrique remonte alors dans l’oesophage, provoquant un reflux très désagréable.

Les causes de la gastrite sont nombreuses: infection bactérienne (notamment à Helicobacter pilori), stress, tabagisme, excès d’alcool et de café, prise prolongée de médicaments anti-inflammatoires, etc.
Des situations à risque sont la surcharge pondérale, la grossesse, durant laquelle l’estomac sécrète davantage d’acide et le sphincter oesophagien fonctionne moins bien, ainsi qu’en général les saisons intermédiaires (le printemps et l’automne).

Les mesures hygiénodiététiques

Dans les cas moins sévères, des mesures hygiénodiététiques peuvent venir à bout d’une gastrite. Eviter les repas trop riches, copieux et/ou tardifs, ainsi que les aliments et boissons trop chauds et trop froids, bien mastiquer chaque bouchée en font partie. D’autres mesures incontournables: on limitera la consommation de tout ce qui augmente les sécrétions de l’estomac (tabac, alcool, café, thé, vinaigre, menthe, épices, agrumes, chewing-gum, etc.) tout en privilégiant les légumes, les fruits et les céréales. Parallèlement, on s’efforcera de maîtriser le stress et de renoncer à la fumée. Surélever la tête du lit peut également apporter une amélioration.

Les traitements médicamenteux

En cas d’infection bactérienne, une antibiothérapie spécifique peut être prescrite. Lorsque d’autres mesures médicamenteuses s’avèrent nécessaires, le traitement peut faire appel aux antiacides tampons (qui neutralisent l’acidité), aux pansements gastriques (qui forment un film protecteur sur la muqueuse) ou encore aux inhibiteurs de la pompe à protons (qui diminuent la sécrétion du suc gastrique). Très efficaces, ces derniers sont soumis à la prescription médicale. Certains inhibiteurs de la pompe à protons utilisés de longue date sont également délivrés sans ordonnance, à un dosage inférieur.

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Isabelle Hulmann Rita Ducret-Costa

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