Article n° 3245 | Edition n° 83 | 2012

Les oligo-éléments sous la loupe

LE DICTIONNAIRE Endogène: qui est produit par l’organisme. La fabrication endogène concerne,  par exemple, certaines vitamines, acides aminés et acides gras.

Quelle est la différence exacte entre minéraux et oligoéléments?

Cette différence est uniquement quantitative. Les minéraux, qui sont appelés aussi « macro-éléments», se trouvent en quantité relativement importante dans notre corps (jusqu’à
1 kg et demi pour le calcium, le plus abondant). En revanche, les oligo-éléments n’y sont présents qu’à l’état de traces (pour un poids total de 8 à 10 g!) et, à fortes doses, ils deviennent des poisons. Notons toutefois que les deuxièmes ne sont pas moins importants que les premiers. A titre d’exemple, 200 mcg d’iode nous sont tout autant indispensables que
800 mg de phosphore.

Y a-t-il une fabrication endogène d’oligo-éléments?

Bien que présents dans tous les tissus et liquides corporels (os, muscles, cellules nerveuses, dents, peau, cheveux, ongles, sang, etc.), les oligo-éléments sont, comme les minéraux, des substances inorganiques, que notre corps est incapable de synthétiser, d’où la nécessité absolue d’un apport correct par le biais des aliments et des suppléments.

Comment peut-on dépister les carences?

Par les dosages sanguins ou l’analyse des cheveux (effectués dans des laboratoires spécialisés).

Quelles sont les règles d’une bonne supplémentation?

Les oligo-éléments peuvent faire l’objet d’un supplément, en cure, à doses pondérales (soit égales ou supérieures aux besoins moyens) ou infinitésimales, selon les principes de l’oligothérapie.  A noter que:

• l’utilisation erronée d’un oligo-élément très faiblement dosé est inefficace, mais sans danger;

• la prise d’un oligo-élément à doses infinitésimales ne comble en aucun cas une carence, mais favorise l’assimilation et l’utilisation par le corps de la substance en question.


Toute reproduction partielle ou intégrale faite sans autorisation de la part de l’éditeur est interdite et illégale. Tout procédé de reproduction et d’adaptation est illicite.
Isabelle Hulmann Rita Ducret-Costa

Articles similaires

  • Article No | Edition no 92 2015
    Toux, quand tu nous tiens!

    Souvent liée à un refroidissement des voies respiratoires supérieures, la toux peut facilement s’installer pendant deux à trois semaines et rendre la vie pénible, de jour comme de nuit. S’en débarrasser prend donc un certain temps et l’aide d’un médicament est souvent la bienvenue. Le refroidissement typique peut débuter par un rhume ou une gorge «qui gratte». Les virus responsables colonisent les muqueuses du nez, de la gorge et des bronches avec plus ou moins de force et de réussite. S’il est «en forme», notre système immunitaire est parfaitement en mesure de combattre ces agents pathogènes. Prenez-endonc soin! Dormez suffisamment, veillez à un apport suffisant en vitamines, minéraux et oligoéléments et faites régulièrement de l’exercice, aussi en plein air. Bronchite aiguë Le Dr Eric Breitenstein, pneumologue, précise qu’«au niveau des bronches, le refroidissement est à l’origine de ce qu’on appelle la bronchite aiguë. Dans la grande majorité des cas, la cause en est virale. En général, les patients souffrent d’abord d’une infection virale des voies aériennes supérieures, telles que pharyngite (inflammation de la gorge) ou rhume, puis de l’apparition d’une toux sèche due à l’irritation. Si l’inflammation se propage dans les bronches, la toux devient humide et productive, avec des expectorations plus ou moins colorées. Après la phase d’expectoration, la toux redevient sèche, puis disparaît. La guérison est donc normalement spontanée. A titre de traitement symptomatique, je recommande un mucolytique (expectorant), qui peut aider à fluidifier les sécrétions. Si nécessaire, un médicament antitussif calme le réflexe de la toux, en particulier pendant la nuit.» En complément, on veillera toujours à boire suffisamment, par exemple une tisane pectorale ou encore une tisane de thym, de tilleul ou de guimauve. D’une manière générale, des inhalations, des frictions ou un bon bain chaud peuvent également contribuer à soulager les symptômes des refroidissements.

  • Article No | Edition no 92 2015
    Soulager le psoriasis, c’est possible!

    Plaques rouges, squames blanches, démangeaisons douloureuses, plaies pouvant atteindre plus de 10% du corps… Le psoriasis représente une véritable épreuve pour les personnes qui en sont atteintes. Cette dermatose chronique, qui touche 2% de la population mondiale, se manifeste par un renouvellement très rapide de l’épiderme (en 4 à 6 jours, au lieu des 4 semaines habituelles) et une desquamation importante. Dans sa forme bénigne, le psoriasis se limite au cuir chevelu, aux ongles, aux genoux et aux coudes. Dans les cas graves, il s’étend et peut gagner la totalité du corps. Bien que, dans près de 30% des malades, on puisse retrouver une prédisposition familiale, les causes du psoriasis demeurent inconnues. Cette affection dermatologique évolue par poussées, déclenchées p. ex. par le stress ou une infection, mais elle peut aussi connaître des rémissions de durée très variable. Certains médicaments, comme les bêta-bloquants, exacerbent parfois le psoriasis. Au contraire, l’exposition solaire modérée joue un rôle protecteur. A ce jour, aucun traitement permettant de guérir du psoriasis n’est connu; il est toutefois possible d’en soulager les symptômes. Par voie interne, la vitamine D peut s’avérer bénéfique, tout comme des doses élevées de vitamine A, sur prescription médicale. Les traitements locaux, quant à eux, font appel à l’application de crèmes à base de corticoïdes (en cas de poussées) ou de dérivés de la vitamine D, ainsi qu’à des séances de photothérapie. Le rôle des graisses Dans la peau des personnes atteintes de psoriasis, le métabolisme des acides gras essentiels est perturbé. Ainsi, l’apport régulier d’oméga-6 (huile de germe de blé, carthame ou tournesol) et d’oméga-3 (huile de lin, noix ou soja) peut s’avérer bénéfique, tout comme la prise de suppléments d’huiles de poisson ou de krill et de bourrache ou d’onagre, en association avec 100 mg de vitamine E. En revanche, l’excès de graisses saturées (beurre, viandes et fromages gras) est à proscrire, tout comme la consommation abusive d’alcool. Enfin, les oligo-éléments comme le sélénium et le zinc sont en mesure de soulager l’inflammation et les démangeaisons. Ils agissent aussi bien par voie interne (suppléments), qu’externe (pommades).

  • Article No | Edition no 92 2015
    Lorsque la quantité n’a rien à voir avec la qualité

    En nutrithérapie, le terme «nutriments» désigne les substances présentes dans les aliments, nécessaires au bon fonctionnement de l’organisme. On distingue les macronutriments et les micronutriments. Les macronutriments, qui fournissent de l’énergie, comprennent les protéines, les glucides et les lipides. Avec l’eau, ils constituent 98% des aliments. Les micronutriments, quant à eux, ne fournissent pas d’énergie et sont nécessaires à l’organisme en petites ou très petites quantités, mais, loin d’être moins importants, ils revêtent un rôle majeur dans tous les processus biochimiques qui s’opèrent dans le corps: la synthèse de nouvelles cellules, la régulation du système immunitaire, la transmission neuromusculaire, la contraction musculaire… et tant d’autres. Les micronutriments regroupent les vitamines, minéraux, oligo-éléments, acides aminés et acides gras. Notre corps est incapable de synthétiser la grande majorité des micronutriments (parmi les rares exceptions, citons la vitamine D, ainsi que les acides aminés et acides gras non essentiels), d’où l’importance vitale d’un apport constant et équilibré de ceux-ci via les aliments. Ingérer, ce n’est pas assimiler De nombreux facteurs contrecarrent l’assimilation des micronutriments ingérés: les troubles digestifs qui en amoindrissent l’assimilation gastro-intestinale, les métaux toxiques provenant de l’environnement qui inactivent des enzymes et bloquent des processus métaboliques, des carences qui entraînent d’autres carences, etc. A ces éléments s’ajoutent les «voleurs de micronutriments», tels que le stress, le tabagisme, la maladie ou le vieillissement, qui contribuent à épuiser nos réserves. Il n'en faut guère plus pour que les maladies s’installent. Carences nutritionnelles et maladies De très nombreuses carences nutritionnelles aboutissent à des phénomènes pathologiques. A titre d’exemple, la carence en calcium et vitamine D peut être responsable de l’ostéoporose et, celle en magnésium, de maladies cardiaques. Les micronutriments vont certainement nous réserver encore de belles surprises…

Tour d'horizon
Toute reproduction partielle ou intégrale faite sans autorisation de la part de l’éditeur est interdite et illégale. Tout procédé de reproduction et d’adaptation est illicite. © 2010 Communis | Healthcare Media Concept