Article n° 3502 | Edition n° 83 | 2012

Les analgésiques: utiles et appréciés

L’autorisation de mise sur le marché accordée par Swissmedic aux analgésiques en vente libre précise une durée maximale d’utilisation, relativement courte, de trois jours.

Sans vouloir banaliser la consommation de médicaments, on constate que certains produits se retrouvent dans pratiquement tous les sacs à main ou toutes les pharmacies de ménage. C’est notamment le cas des antidouleurs ou analgésiques.

Les situations susceptibles de provoquer des douleurs légères à modérées sont très fréquentes et de nature multiple. Du mal de tête à la lombalgie en passant par les douleurs menstruelles, nous devons souvent faire face à des douleurs plus ou moins pénibles et contre lesquelles la prise à court terme d’un analgésique est parfaitement justifiée. Parmi les substances disponibles en vente libre figurent l’aspirine, le paracétamol ou encore l’ibuprofène, l’un des principaux représentants de la classe des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS). Chacun de ces principes actifs présente ses avantages ou ses particularités. L’ibuprofène, par exemple, se distingue du paracétamol par ses excellentes propriétés anti-inflammatoires et de l’aspirine par l’absence d’effet anticoagulant. Le paracétamol est, quant à lui, bien toléré par les estomacs sensibles.

Respecter la durée d’utilisation!

L’autorisation de mise sur le marché accordée par Swissmedic aux analgésiques délivrés sans ordonnance précise une durée maximale d’utilisation relativement courte de trois jours et cela pour plusieurs raisons. Des douleurs qui persistent sont, en effet, un signal d’alarme à prendre au sérieux et, au-delà de quelques jours, elles requièrent l’avis d’un médecin. Par ailleurs, parmi les risques liés à une utilisation prolongée, on trouve les maux de tête persistants, dus justement à une surconsommation d’analgésiques ou d’antimigraineux. A plus long terme encore et en particulier chez la personne âgée, les analgésiques sont connus pour leurs effets délétères sur la fonction rénale ou hépatique.

Feu vert à une utilisation ponctuelle

Si rien ne parle en défaveur de l’usage ponctuel d’analgésiques par des personnes par ailleurs en bonne santé, la prudence est de mise lors de l’utilisation chronique et, a fortiori, par des personnes présentant des maladies sous-jacentes.

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Isabelle Hulmann Isabelle Hulmann

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