Article n° 4710 | Edition n° 95 | 2017

Le risque de cancer lié à l’alcool reste peu connu

Une large partie de la population ignore que la consommation d’alcool peut provoquer différents cancers. Alors que ce lien de causalité fait l’unanimité dans le monde scientifique, les résultats d’un sondage récent montrent que le niveau de connaissances reste faible en Suisse ; il n’a pratiquement pas évolué depuis 2012.

Un sondage représentatif réalisé dans le cadre du Monitorage suisse des addictions révèle que l’effet cancérigène de l’alcool reste peu connu de manière générale, alors même que les maladies cancéreuses représentent environ un tiers des décès imputables à l’alcool en Suisse. 50.1% des personnes interrogées ont indiqué que le cancer de la bouche et de la gorge pouvait être une conséquence négative de la consommation d’alcool. Pour le cancer colorectal, la part des sondés ayant mentionné le lien avec l’alcool se montait à 56,6%, alors qu’elle n’était que de 24.2% pour le cancer du sein chez la femme. Le dernier rapport de monitorage en date d' Addiction Suisse sur mandat de l’Office fédéral de la santé publique analyse de plus près les connaissances de la population en matière d’alcool et de santé.

(Photo: Image©crowd - pixabay)

Des risques accrus même avec une consommation modérée

Le cancer de la bouche et de la gorge, le cancer du sein chez la femme et le cancer colorectal sont clairement des conséquences possibles de la consommation d’alcool ; les risques de tumeurs augmentent déjà avec une consommation modérée (à partir d’un verre par jour). Le niveau de connaissances concernant le lien entre l’alcool et le cancer du sein est particulièrement faible. «Il est nécessaire d’intensifier l’information et d’élargir le débat public sur le fait que l’alcool augmente sensiblement le risque de plusieurs cancers», résume Gerhard Gmel, chercheur à Addiction Suisse et auteur de l’étude.

Les hommes sont moins nombreux que les femmes à estimer que la consommation d’alcool peut engendrer un cancer, et le lien de causalité entre alcool et cancer est moins connu en Suisse alémanique qu’en Suisse romande ou italienne.

De manière générale, les personnes qui ne boivent pas (ou plus) d’alcool sont un peu plus conscientes des risques de cancer, alors que celles qui ont une consommation problématique considèrent l’alcool comme moins nocif. Globalement, les buveurs à risque sous-estiment le danger que leur consommation d’alcool représente pour leur santé, un phénomène qui s’est encore amplifié depuis 2012.

De bonnes connaissances sur les autres problèmes liés à l’alcool

La population est nettement plus au fait des autres conséquences négatives de la consommation d’alcool. Plus de 85% des personnes interrogées ont en effet indiqué que l’alcool peut être à l’origine d’accidents, de maladies du foie, d’intoxications et de problèmes d’ordre psychique.

Source: Addiction Suisse

 


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