Article n° 876 | Edition n° 64 | 2008

Le rhume apprivoisé

A la fois banale et pénible, compagnon quasi inévitable de la mauvaise saison, le rhume n'est toutefois pas assimilable à un «coup de froid».

La décongestion du nez ne doit pas se faire au détriment de la muqueuse nasale.

Si le rhume sévit surtout en automne et en hiver, c'est à cause de la promiscuité dans des locaux fermés, qui favorise la propagation du virus, et de l'affaiblis­sement des muqueuses nasales, asséchées par le froid et le chauffage artificiel.

Misons sur la prévention!

Elle se résume à deux mesures essentielles: stimuler le système immunitaire et fortifier les muqueuses respiratoires. La vitamine C, le zinc, l'échina­cée, le mélange homéopathique de cuivre, or et argent, parmi tant d'autres, augmentent les défenses de l'organisme.

Le lavage régulier des fosses nasales à l'aide de solutions salines, ainsi qu'un apport correct de vita­mine A, exercent une action bénéfique sur les muqueuses.

Si, malgré ces mesures, le rhume nous rattrape, nous devons nous rendre à l'évidence qu'il n'existe pas de remède miracle pour le soigner. Alors, que faire? Tout d'abord, continuer à stimuler le système immunitaire pour aider notre corps à se débarrasser de son hôte indésirable. Ensuite, soulager les symptômes. Des huiles essentielles, comme p. ex. l'eucalyptus et le thym, en frictions, bains ou inhalations, exercent une action mucolytique ou désinfectante tout en procurant une sensation de bien-être.

Les topiques nasaux, sous forme de gouttes, sprays, etc., apportent aussi un soulagement fort apprécié. Leurs principes actifs sont des vasoconstricteurs, qui, en induisant un rétrécissement des vaisseaux sanguins et une diminution des sécrétions, décon­gestionnent la muqueuse et dégagent le nez. Mais gare à l'abus! L'emploi au-delà d'une semaine de ces médicaments peut, d'un côté, entraîner une certaine accoutumance, et, de l'autre, être à l'origine de la rhinite sèche, caractérisée par la formation de croûtes dans le nez et des difficultés respiratoires. A relever que l'adjonction au vasoconstricteur de substances hydratantes et cicatrisantes, comme p. ex. le dexpan­thénol ou l'acide hyaluronique, amoindrit les risques de lésions nasales.


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Isabelle Hulmann Rita Ducret-Costa

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