Article n° 4085 | Edition n° 89 | 2014

La vessie en feu

Une femme sur deux est touchée par la cystite au cours de sa vie.

Les femmes qui en ont fait l’expérience n’ont vraiment pas envie de la revivre.  Malheureusement, pour certaines, les récidives, très fréquentes, représentent  un véritable fléau, avec l’obligation d’un recours quasi systématique aux antibiotiques. Il s’agit, bien évidemment, de la cystite.

Genèse et facteurs de risque

La proximité de l’anus et du méat urinaire chez la femme fait d’elle une cible privilégiée des cystites, ces infections de la vessie généralement causées par des bactéries d’origine fécale. De plus, la taille réduite de l’urètre féminin rapproche considérablement sa vessie de la source de contamination. S’ensuivent un besoin impérieux d’uriner, des brûlures lors de la miction (émission d’urine), des douleurs, une urine trouble, contenant parfois du sang.
De manière plus générale, une mauvaise élimination des urines est à l’origine de ce phénomène, largement exacerbé dans certaines circonstances (grossesse, paralysie, diabète, etc.). En effet, une vidange régulière de la vessie permet de chasser les germes de l’urètre.

Une stratégie préventive

Des mesures hygiénodiététiques sont à la base de toute prise en charge: en premier lieu, boire au moins 1,5 l d’eau par jour et uriner sans se retenir, puis faire obstacle aux bactéries par une bonne utilisation du papier hygiénique (d’avant en arrière) et une toilette intime soigneuse (pas d’antiseptiques au long cours). Uriner avant et après les rapports sexuels, qui créent des microtraumatismes favorisants, et lutter contre la constipation, qui accroît le développement bactérien, sont d’autres pistes, tout comme l’augmentation de l’acidité de l’urine (ingestion de vinaigre dilué ou de vitamine C). Ces mesures peuvent être complétées par des recours phytothérapiques, illustrés notamment par le cranberry nord-américain (V. macrocarpon), qui inhibe l’adhérence des bactéries à la paroi vésicale. La prise prolongée de cette petite baie permet de réduire les rechutes et occupe, à ce titre, une place de choix dans la prévention. Si, malgré tout, des symptômes apparaissent, un avis médical s’impose (attention aux complications de type pyélonéphrite).

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Isabelle Hulmann Dr. Stéphane Hoën

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