Article n° 1210 | Edition n° 74 | 2011

La tête dans la tourmente

Toujours pénibles, parfois très douloureuses et invalidantes, les céphalées figurent parmi les dix motifs les plus fréquents de consultation médicale.

Les céphalées représentent environ 20% des causes d’absentéisme au travail.

Terme utilisé dans le jargon médical pour désigner les maux de tête, les céphalées se définissent comme des douleurs ressenties au niveau de la boîte crânienne, unilatérales ou généralisées. Elles peuvent prendre différentes formes et durer de quelques heures à quelques jours. Le corps médical décrit plus de 200 maux de tête et en distingue quatre grands groupes.

Les céphalées de tension, les plus répandues, sont consécutives au stress, à l’anxiété ou à la fatigue. Les migraines, qui n’affectent que 10% de la population, ­s’accompagnent fréquemment de troubles digestifs et oculaires. Bien que leur étiologie ne soit pas connue, on les soupçonne d’être dues à une perturbation de la stabilité des vaisseaux sanguins. A son tour, celle-ci serait causée, entre autres, par le stress, un désordre hormonal (avant ou pendant le cycle menstruel) ou la consommation de certains aliments et boissons (viandes et poissons fumés, fromages, chocolat, alcool, etc.). Aussi rares que douloureuses, les céphalées de Horton seraient aussi d’origine vasomotrice. Enfin, les céphalées symptomatiques se manifestent lors des maladies les plus diverses, telles que p. ex. sinusite, otite, arthrose cervicale ou hypertension.

Prévenir et soulager

La prévention des maux de tête repose sur ­plusieurs éléments, à savoir: la suppression du facteur déclenchant, le sommeil en suffisance, la relaxation, la pratique d’une acticité physique douce et régulière, etc. La thérapie, quant à elle, fait appel au repos, à l’application de compresses chaudes ou froides sur le front ou au massage des tempes avec une huile à base d’essence de menthe. En cas de fortes douleurs, le recours à un analgésique (paracétamol, ibuprofène, acide acétylsalicylique, etc.) s’avère incontournable. Efficace et pourvu d’une bonne tolérance, gastrique notamment, le paracétamol se prête en outre à l’utilisation pendant l’enfance, le troisième âge, la grossesse et l’allaitement.


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Isabelle Hulmann Rita Ducret-Costa

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