Article n° 4771 | Edition n° 95 | 2017

La douleur: tour d’horizon

La consommation d’un antidouleur n’étant jamais anodine, le conseil du professionnel de la santé est irremplaçable.

Depuis toujours, la douleur hante l’être humain, qui ressent le besoin de s’en débarrasser. Mais cette «sensation sensorielle désagréable» est aussi un signal d’alarme du corps, qui ne doit jamais être pris à la légère.

Tout au long de l’histoire de l’humanité, la douleur fut perçue comme un châtiment divin, un moyen d’expiation, une épreuve à endurer ou un mal nécessaire à la guérison. Véritable pionnier à son époque, Hippocrate fut le premier qui la considéra comme un phénomène naturel tout en s’efforçant de la soulager. D’un point de vue physiologique, la douleur est un message transmis au cerveau par les nerfs périphériques via la moelle épinière. On distingue la douleur aiguë et la douleur chronique.

La première est un symptôme, qu’il est judicieux de traiter pour autant que son intensité le justifie et que des approches douces comme la relaxation ou les massages s’avèrent inefficaces. En revanche, la douleur chronique, qui est présente depuis au moins 3 mois, relève de la prise en charge médicale.

 

Les traitements médicamenteux

Parmi les analgésiques délivrés sans ordonnance, les plus courants sont le paracétamol, l’acide acétylsalicylique et l’ibuprofène (ces deux derniers faisant partie des AINS ou anti-inflammatoires non stéroïdiens).Tous possèdent également des propriétés antipyrétiques (ils abaissent la fièvre).
Bien toléré, le paracétamol est l’antidouleur d’élection chez les enfants, les femmes enceintes et qui allaitent, ainsi que chez les sujets ayant une muqueuse gastrique sensible. En revanche, il est contre-indiqué en cas de troubles hépatiques sévères et, au contraire des AINS, il ne possède pas d’action anti-inflammatoire. Il est impératif de respecter un intervalle d’au moins 4 heures entre les prises. Efficace mais irritant pour l’estomac, l’acide acétylsalicylique n’est pas conseillé en présence de troubles gastriques. Pourvu d’un pouvoir anticoagulant, il doit, en outre, être évité lors de prise concomitante d’un autre médicament anticoagulant, ainsi que pendant les règles.
L’ibuprofène s’est avéré plus efficace que le paracétamol et l’acide salicylique et moins agressif que ce dernier pour la muqueuse gastrique. L’arginate d’ibuprofène, association de l’ibuprofène et du sel d’arginine, se démarque de par sa rapidité d’action de l’ibuprofène simple et des autres sels de celui-ci: son effet se manifeste déjà au bout de 30 minutes et dure jusqu’à 6 heures.
Tous les analgésiques en vente libre ne doivent pas être utilisés en automédication au-delà de 3 jours.

 


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Isabelle Hulmann Rita Ducret-Costa

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