Article n° 1645

La douleur et la médication familiale

Comment remplir son armoire à pharmacie intelligemment? D’un point de vue pratique, dans la médication familiale de premier recours, on privilégie toujours la polyvalence des remèdes, à commencer par le plus incontournable d’entre eux: l’antalgique ou antidouleur.

L’automédication est une démarche de première intention pour des troubles bénins tels que la douleur ou dans l’attente d’une consultation médicale. Une personne sur deux y a recours.

Une base solide

Historiquement, la douleur avait, de l’avis général, deux maîtres: l’aspirine et le paracétamol. Avec le premier, l’antalgie inaugura une distribution familiale de grande envergure, alors que le second améliora considérablement la tolérance, en réduisant contre-indications et effets secondaires. Ainsi pouvait-on traiter douleur et fièvre chez tous les membres de la famille.

On a dès lors multiplié les formes galéniques (suppositoire, sachet, suspension buvable, etc.), mais, hélas, sans augmenter l’impact antalgique.

Muscler les formules

Les firmes ont donc développé de nouvelles formules en réalisant des associations incluant des principes actifs tels que la codéine ou la caféine pour accroître la force ou la rapidité d’action de l’aspirine ou du paracétamol. Mais l’addition des principes actifs peut réduire la maniabilité d’un médicament... attention aux précautions d’emploi!

Depuis quelques décennies, l’ibuprofène a rejoint avec bonheur l’inamovible duo. En effet, il cumule le triple effet de l’aspirine (anti-inflammatoire, antalgique, antipyrétique) et une tolérance digestive améliorée. Les applications sont immédiates: mal de dos, douleurs dentaires, règles douloureuses ou encore migraines. De plus, les propriétés anti-inflammatoires acquises à partir de 1,2 g d’ibuprofène par jour autorisent une utilisation sur les tendinites, l’arthrose ou encore les entorses. Une bonne nouvelle: ces dernières années ont vu apparaître un ibuprofène sous forme de sel d’arginine qui lui confère une rapidité d’action accrue, atout évident dans l’éviction de la douleur, mais dont la persistance doit naturellement alarmer.

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Isabelle Hulmann Dr. Stéphane Hoën

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