Article n° 4650 | Edition n° 94 | 2017

La cystite, s’en débarrasser et la prévenir

Les feuilles de busserole se caractérisent par leur action antibactérienne et antiinflammatoire.

Qu’elle est ennuyeuse cette cystite! Toutes les femmes ou presque en font l’expérience un jour ou l’autre. D’origine bactérienne, cette infection urinaire aiguë affecte la vessie et provoque des symptômes aussi gênants que douloureux.

 

Un besoin fréquent d’uriner de petites quantités et une sensation de brûlure en urinant sont les deux symptômes phares de la cystite. C’est la présence de certaines bactéries, notamment Escherichia coli, qui en est la cause. En cas de fièvre, de frissons ou de douleurs en bas du dos, il peut s’agir d’une infection du rein, appelée pyélonéphrite. Il faut alors consulter rapidement un médecin.

 

Antibiotiques pas toujours nécessaires

Sans forcément recourir aux antibiotiques, on peut souvent se débarrasser d’une cystite en observant les conseils ci-après. Toutefois, en l’absence d’amélioration après quelques jours ou si les récidives sont trop rapprochées, il faudra s’adresser à un médecin. Comme la cystite se caractérise par une colonisation bactérienne, une augmentation du volume des urines permet de «rincer» la vessie. Premier conseil: boire beaucoup, au moins 2 litres, tout au long de la journée. Deuxième conseil: prendre un produit à base de plantes, comme par ex. la busserole (ou raisin d’ours). Cette plante se caractérise par
ses propriétés antibactérienne et anti-inflammatoire sur les voies urinaires. On peut se procurer de la busserole à l’état «brut» de plante séchée pour la préparation d’une macération (ou d’une décoction) ou sous la forme plus pratique de comprimés. Lors de l’achat d’une préparation à base de busserole, prêtez attention à sa teneur en arbutine, son principal principe actif. L’arbutine n’exerce son action antibactérienne qu’à partir de 400 mg (dose journalière).

 

En prévention

Diverses mesures d’hygiène contribuent grandement à prévenir les cystites. On sait par exemple que cette infection est typiquement liée à l’activité sexuelle. Il faut donc se rendre aux toilettes avant et, impérativement, après un rapport sexuel. Par contre, une hygiène intime excessive est contre-productive. Certaines personnes sont, quant à elles, clairement sensibles au froid et à l’humidité; elles feront donc bien d’éviter les refroidissements et de ne pas garder sur elles un maillot de bain mouillé. Comme nous l’avons vu, beaucoup boire est une règle primordiale. Enfin, la consommation régulière de jus de canneberge peut êtreutile pour prévenir les cystites récidivantes.


Toute reproduction partielle ou intégrale faite sans autorisation de la part de l’éditeur est interdite et illégale. Tout procédé de reproduction et d’adaptation est illicite.
Isabelle Hulmann Isabelle Hulmann

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    Aïe, ma vessie!

    Envie fréquente et impérieuse d’uriner… souvent à peine quelques gouttes, brûlures et douleurs intenses à la miction, crampes dans le basventre: l’apparition brutale de ces symptômes indique, à coup sûr, qu’un méchant agent pathogène, en général une bactérie, a pris possession de la vessie. Une urine trouble et malodorante peut en confirmer la présence. La cystite est une infection de la vessie, à nette prédominance féminine. La femme est nettement plus concernée que son compagnon en raison de son anatomie: un urètre plus court et la proximité de celui-ci avec l’anus (de ce fait, les bactéries fécales migrent plus facilement dans les voies urinaires). Cette infection ayant une fâcheuse tendance à la récidive, on distingue la cystite aiguë et la cystite chronique. La prévention fait appel à des règles hygiénodiététiques et à une hygiène corporelle bien conçue, à savoir: • renforcer le système immunitaire, le meilleur rempart contre les agents pathogènes (alimentation saine, sommeil en suffisance, cures de vitamines, minéraux, échinacée, etc.); • boire abondamment, soit 2 l de liquide par jour, sous forme d’eau et éventuellement de tisanes diurétiques. Cela permet de nettoyer en continu les voies urinaires; • s’habiller chaudement par temps froid et/ou humide et ne jamais oublier d’imperméabiliser ses chaussures; • uriner dès que le besoin se manifeste et, impérativement, avant et après les rapports sexuels; • après le passage aux toilettes, s’essuyer d’avant en arrière; • renoncer à une hygiène intime excessive, • préférer les douches aux bains. La cystite aiguë Très souvent, les infections urinaires sont traitées aux antibiotiques, alors que ces derniers ne s’imposent de loin pas toujours et que leur emploi trop fréquent peut engendrer une résistance. La plupart du temps, il s’agit par ailleurs de cystites simples, pour lesquelles les alternatives sans antibiotiques ont fait leurs preuves, notamment des plantes médicinales aux propriétés antibactériennes et antiinflammatoires, comme la busserole. Le principe actif de celle-ci, l’arbutine, doit toutefois être suffisamment dosé, afin de déployer son effet antibactérien. Renseignez-vous sur la teneur en arbutine et optez pour un produit à base de feuilles de busserole au dosage élevé. Les principes actifs combattent les bactéries directement au niveau des muqueuses de la vessie et contribuent activement à la guérison de la cystite.

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