Article n° 4712 | Edition n° 95 | 2017

La Confédération et les entreprises élargissent la Déclaration de Milan sur la réduction des sucres

Deux ans après la Déclaration de Milan, le conseiller fédéral Alain Berset, des producteurs suisses de denrées alimentaires et des représentants du commerce de détail ont convenu d’objectifs concrets de réduction des sucres. Il est ainsi prévu de réduire encore, d’ici fin 2018, les sucres ajoutés dans les yogourts de 2,5 % et ceux des céréales pour petit-déjeuner de 5 %. Aldi, Danone, Kellogg et Lidl ont signé eux aussi la déclaration à l’occasion de la deuxième table ronde consacrée à la question.

Avec les quatre nouvelles entreprises, ce sont à présent quatorze producteurs de denrées alimentaires et représentants du commerce de détail d'importance qui ont approuvé le Mémorandum d'entente (MoU) ou Déclaration de Milan. Celle-ci a été signée le 4 août 2015 par bio-familia, Bossy Céréales, Coop, Cremo, Emmi, Migros, Molkerei Lanz, Nestlé, Schweizerische Schälmühle E. Zwicky et Wander en présence du conseiller fédéral Alain Berset au cours de l'Exposition universelle de Milan. Elle a pour objectif de faire diminuer petit à petit, d'ici fin 2018, la teneur en sucres ajoutés dans les yogourts et les céréales pour petit-déjeuner.

Enquêtes sur les sucres : des résultats encourageants

L'Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires (OSAV) avait mené une première enquête sur la teneur en sucres des yogourts et des céréales pour petit-déjeuner à l'été 2016. Les données collectées montraient que les yogourts contenaient en moyenne 17 g de sucres par gobelet (de 180 g) et les céréales pour petit-déjeuner, 18 g par 100 g. Fin août 2017, la deuxième enquête sur le sujet a conclu que, jusque-là, la teneur moyenne en sucres ajoutés avait diminué d'environ 3 % dans les yogourts et même de quelque 5 % dans les céréales pour petit-déjeuner. Ces valeurs seront dorénavant mesurées chaque année afin de vérifier si la réduction promise est effective et, par conséquent, si la Déclaration de Milan s'avère efficace.

Parallèlement à ses enquêtes sur les sucres, l'OSAV a mis au concours deux projets de recherche. Ces travaux viseront à déterminer dans quelle mesure il est possible d'abaisser la teneur en sucres dans les yogourts et les céréales pour petit-déjeuner sans que cette baisse ne soit perceptible au goût ni que la qualité des produits n'en souffre. Les conclusions des deux projets seront probablement connues d'ici 2019.

Bilan à mi-parcours et prolongation du MoU jusqu'en 2024

Les résultats de la deuxième table ronde et les travaux réalisés dans le cadre de la Déclaration de Milan montrent que l'on est sur la bonne voie. D'ici fin 2018, les entreprises signataires de la Déclaration poursuivront leur effort : l'objectif est une diminution supplémentaire de 2,5 % dans les yogourts et de 5 % dans les céréales pour petit-déjeuner.

Avec ces nouvelles valeurs-cibles, les producteurs de denrées alimentaires et les distributeurs envoient un signal clair. Étant donné que la collaboration avec les producteurs a fait ses preuves, la Déclaration de Milan se poursuivra jusqu'en 2024 dans le cadre du plan d'action de la Stratégie suisse de nutrition. Le but sera de se pencher sur d'autres groupes de denrées alimentaires et d'intensifier les travaux consacrés au sel et aux matières grasses.

 

Source: Secrétariat général DFI et Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires


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