Article n° 4479 | Edition n° 92 | 2015

Il y a toux et toux!

Le mucus qui encombre les bronches doit être éliminé rapidement, car, outre la gêne respiratoire qu’il engendre, il constitue un terrain propice à la surinfection bactérienne.

Réflexe vital et mécanisme de défense de l’organisme, la toux n’en demeure pas moins un symptôme pénible et fatigant. Comment la traiter?

On distingue la toux sèche ou grasse. La première, qui peut avoir de multiples causes (fumée, air sec, pollens, reflux oesophagien, etc.) est aussi épuisante qu’inutile. Ainsi, elle doit être calmée à l’aide des médicaments antitussifs.
Quant à la toux grasse, qu’on appelle également productive, elle survient au cours d’un refroidissement et a une fonction bénéfique: le nettoyage des voies respiratoires. Ce type de toux doit être traité différemment.

Du rhume à la toux grasse

Le refroidissement débute par un rhume et/ou une inflammation de la gorge, suivis par l’apparition d’une toux sèche et irritative. Si le virus atteint les bronches, ce qui se produit fréquemment, la muqueuse de celles-ci commence à sécréter un mucus épais et visqueux, dans le but d’«emprisonner» cet hôte indésirable et ensuite de s’en débarrasser par le réflexe de la toux, qui devient grasse.

C’est à ce stade qu’un médicament mucolytique (qui fluidifie les sécrétions et en facilite l’élimination), comme par exemple l’acétylcystéine, revêt une grande importance. En effet, le mucus qui encombre les bronches, outre la gêne respiratoire qu’il engendre, est un terrain propice à la prolifération des bactéries, responsables d’une surinfection nécessitant une antibiothérapie.

Une fois mûrie, la toux redevient sèche pour une courte période, avant de disparaître.
Néanmoins, même dans sa phase productive, la toux peut être accompagnée de quintes très pénibles, s’aggravant en position allongée. Dans ce cas, la prise d’un antitussif, qui calme le réflexe de la toux, est judicieuse, notamment le soir.

Hydrater les muqueuses et assainir l’air

Un abondant apport hydrique, notamment sous forme de tisanes pectorales édulcorées avec du miel, hydrate et décongestionne les muqueuses irritées tout en favorisant l’expectoration. Parallèlement, il faut veiller à respirer un air «pur» (aérez souvent) et humide (utilisez un humidificateur). Inhalations, frictions et cataplasmes représentent des mesures additionnelles non négligeables.

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Isabelle Hulmann Rita Ducret-Costa

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