Article n° 4033 | Edition n° 3 | 2014

Huile de krill

L’huile de krill tire son efficacité de la très bonne assimilation  de ses micronutriments et sa production respecte la biodiversité des océans.

L’huile de krill: pour se faire du bien et respecter l’environnement

Il existe des compléments alimentaires riches en «bonnes» graisses, de haute qualité et facilement assimilables. C’est le cas de l’huile tirée du krill: de très petits crustacés extrêmement abondants dans les eaux de l’Antarctique, les plus propres de la planète. Explorons la composition de ces préparations et les avantages qu’elles offrent.

L’huile de krill regorge d’acides gras oméga-3, dont l’importance a été démontrée pour le développement du cerveau, pour la vision, l’humeur, le taux de lipides sanguins, de même que pour le bien-être cardiovasculaire. L’huile de krill contient aussi des acides gras oméga-6 et oméga-9, également pourvus de propriétés bénéfiques. A l’inverse, les acides gras saturés, ingérés en excès, ont des effets néfastes sur la santé (en augmentant, notamment, le taux de cholestérol dans le sang). Dans notre alimentation «moderne», le ratio oméga-3/graisses saturés est largement déficient.
Les compléments alimentaires à base d’huile de krill se révèlent ainsi particulièrement utiles dans la mesure où les sources principales d’omégas-3 (poissons gras, algues, noix, etc.) sont trop souvent négligées.

Une composition intéressante

En plus des acides gras, l’huile de krill renferme des phospholipides, substances très concentrées dans le cerveau, dont ils assurent le bon fonctionnement. Une autre particularité réside dans la présence d’astaxanthine, le pigment qui donne une couleur rose aux crevettes. L’astaxanthine exerce une forte action antioxydante en agissant comme capteur des radicaux libres, responsables notamment du vieillissement de nos cellules.

Disponible en capsules inodores, l’huile de krill existe aussi sous une forme enrichie en vitamine D, qui est essentielle à la formation et au maintien d’une ossature saine, en particulier chez l’enfant et la personne âgée.

Ajoutons encore que ces préparations respectent l’environnement, puisqu’elles ne contribuent pas aux problématiques de la surpêche ou de l’élevage intensif, le krill figurant parmi les espèces animales les plus abondantes de la planète.


Toute reproduction partielle ou intégrale faite sans autorisation de la part de l’éditeur est interdite et illégale. Tout procédé de reproduction et d’adaptation est illicite.
Isabelle Hulmann Nicolas Pauchard

Articles similaires

  • Article No | Edition no 96 2018
    Les oméga-3 en question

    Les suppléments à base d’oméga-3 ont la cote. S’agit-il d’une mode ou bien correspondent-ils à un réel besoin? Les propriétés des oméga-3 ont été clairement établies. Précisons toutefois que seuls les acides à longue chaîne, l’EPA et le DHA, possèdent les propriétés qu’on leur attribue. Ils sont disponibles sous forme d’huiles de poisson, les plus courantes, ainsi que de préparations contenant des extraits d’algues. Pourquoi ce besoin? L’EPA et le DHA ne sont-ils pas fabriqués par l’organisme? Si, à partir de l’acide alpha-linolénique, mais en très petite quantité. On retrouve ce dernier dans les huiles de lin, colza, soja, noix, ainsi que, plus récentes dans nos assiettes, dans les graines de chia. Une telle synthèse nécessite toutefois une longue et complexe série de réactions que plusieurs facteurs contrecarrent: l’excès de «mauvaises» graisses, de sucre et/ou d’alcool, la carence en magnésium et/ou en zinc, les infections virales, le diabète, la déficience hépatique, les traitements par corticoïdes, etc. Dans quels poissons trouve-t-on l’EPA et le DHA? Notamment dans les poissons gras (thon, saumon, anguille) et mi-gras (sardine, maquereau, espadon). Plus le poisson est gras, plus il contient d’acides gras. Les plus riches sont les poissons provenant des mers profondes. Pour couvrir nos besoins, nous devrions consommer deux portions hebdomadaires des poissons susmentionnés. Le cas échéant, le supplément s’impose. Quelles sont les propriétés de l’EPA et du DHA? Tout d’abord, ils influencent positivement la fonction cardiaque, la pression artérielle, et le taux de graisses sanguines. Ces propriétés ont été remarquées en étudiant le comportement alimentaire des populations esquimaudes. Leur très faible consommation de végétaux aurait dû les prédisposer aux maladies cardiovasculaires. Or, ce n’est pas le cas, grâce, justement, à un apport élevé de poisson. Très concentré dans le cerveau et dans la rétine, le DHA contribue également au maintien d’une fonction cérébrale et d’une capacité visuelle normales. La prise d’un supplément par les femmes enceintes et allaitantes favorise le développement des yeux du foetus et du nourrisson. Les huiles de poisson peuvent être ingérées sous forme de capsules ou sous forme liquide. Cette dernière s'avère plus pratique, dans la mesure où elle permet de consommer davantage d’huile avec moins de prises, alors qu’il serait nécessaire d’ingérer un grand nombre de capsules. Cependant, nous préférons que l’huile de poisson ait un goût agréable… qui ne rappelle pas sa source!

  • Article No | Edition no 94 2017
    Végétarisme: pourquoi les oméga-3 végétaux ne suffisent-ils pas?

    Le végétarisme et même le véganisme, qui préconise la suppression totale des produits d’origine animale, ont la cote. Néanmoins, les adeptes de ces pratiques alimentaires doivent être en possession de solides connaissances nutritionnelles pour échapper aux carences.   Les oméga-3: trop de vertus pour s’en priver Il a été clairement établi que les oméga-3: • abaissent la pression artérielle et les graisses hématiques, fluidifient le sang, • exercent une action anti-inflammatoire sur les articulations et les voies respiratoires, • combattent les allergies, • améliorent l’humeur et les facultés cognitives, • etc. Relevons toutefois que cette longue liste de bienfaits ne concerne que l’EPA et le DHA, présents en grande quantité dans la chair des poissons gras ou mi-gras (maquereau, sardine, hareng, anguille, thon, saumon, etc.).   Une synthèse insuffisante L’EPA et le DHA ne sont pas essentiels*, car, théoriquement, notre corps peut les fabriquer à partir de l’acide alpha-linolénique. On retrouve ce dernier dans les huiles de lin, colza, soja, ainsi que, plus récentes dans nos assiettes, dans les graines de chia. Une telle synthèse nécessite toutefois une longue et complexe série de réactions que plusieurs facteurs contrecarrent: le vieillissement, l’excès de mauvaises graisses, de sucre et/ou d’alcool, la carence en magnésium et/ou en zinc, les infections virales, le diabète, la déficience hépatique, les traitements par corticoïdes. Conclusion: seule une quantité négligeable d’EPA et de DHA est fabriquée par l’organisme. En outre, seule une consommation de 2 à 3 portions hebdomadaires de poisson gras ou mi-gras permet un apport correct de ces précieuses substances. L’alternative judicieuse qui met à l’abri de la carence? La prise d’huile de poisson en capsules. *On définit essentiel un micronutriment qui doit être impérativement fourni par l’alimentation, le corps n’étant pas en mesure de le synthétiser.

  • Article No | Edition no 93 2016
    Les oméga-3, pas seulement pour nos artères!

    Hypolipidémiants, hypotenseurs et anticoagulants, les acides gras oméga-3 méritent largement leur réputation de pilier de la santé cardiovasculaire. Ils remplissent toutefois d’autres nombreuses fonctions de grande importance. Faisons le point. Arthrite: anti-inflammatoires, les oméga-3 soulagent les douleurs articulaires tout en améliorant la mobilité. Asthme: leur effet anti-inflammatoire se manifeste également au niveau des voies respiratoires. Migraines: ces acides gras polyinsaturés peuvent baisser l’intensité et la fréquence des crises migraineuses. Soins de la peau, eczéma, psoriasis: les oméga-3 améliorent l’état des peaux sèches ou desséchées et vieillies prématurément, eczémateuses ou rouges et squameuses (psoriasis). Soins des cheveux: les cheveux secs et cassants tirent bénéfice d’un apport adéquat d’oméga-3. Déprime: les oméga-3 soutiennent le moral et stabilisent l’humeur. Leur carence n’est pas rare dans les états dépressifs. Difficultés de concentration, baisse de mémoire: très concentrés dans le cerveau sous forme de phospholipides, les oméga-3 sont impliqués dans les processus d’apprentissage, concentration et mémorisation. Alimentation et suppléments Seuls l’EPA et le DHA, les oméga-3 à longue chaîne présents uniquement dans le poisson, possèdent les propriétés susmentionnées. Notre corps peut les fabriquer à partir des oméga-3 des huiles (noix, lin, soja), mais en quantité insuffisante. Les poissons gras (saumon, thon, etc.) et migras (sardine, maquereau, etc.) sont forcément les plus riches en acides gras oméga-3. Pour couvrir nos besoins, il faut compter deux à trois portions de poisson de mer par semaine. Le cas échéant, les huiles de poisson, en capsules, s’avèrent nécessaires.

Article
Toute reproduction partielle ou intégrale faite sans autorisation de la part de l’éditeur est interdite et illégale. Tout procédé de reproduction et d’adaptation est illicite. © 2010 Communis | Healthcare Media Concept