Article n° 4894 | Edition n° 96 | 2018

Et si on parlait de la flore vaginale?

L’utilisation de savons ou gels douche parfumés est néfaste pour la flore vaginale.

La flore vaginale est aussi fragile que nécessaire à notre bienêtre. Comment en maintenir l’équilibre?

Il est bien connu: il y a bactérie et bactérie

Le vagin est acide, avec un PH se situant entre 4 et 4,5. La flore vaginale, quant à elle, est un écosystème fragile contenant de nombreuses bactéries. Pour rester en bonne santé, elle doit constamment maintenir le juste équilibre entre les bactéries saines (essentiellement des lactobacilles), présentes naturellement dans le vagin, et celles pathogènes, présentes, elles aussi, mais en plus faible proportion.
Les bactéries à l’effet protecteur fabriquent de l’acide lactique pour conserver un PH vaginal stable et du peroxyde d’hydrogène, indispensable pour combattre la venue des micro-organismes non désirés. Les bactéries pathogènes se multiplient surtout lorsque le PH est perturbé.

Qu’est-ce qui perturbe le PH?

Malheureusement, de très nombreux facteurs peuvent affecter l’équilibre naturel de la flore vaginale. Citons:
• les changements hormonaux (menstruations, grossesse, ménopause),

• les médicaments (en premier lieu, les antibiotiques),

• les facteurs les plus divers (relations sexuelles, port de préservatifs ou de stérilet, fréquentation de piscines ou saunas, gels douche parfumés, hygiène intime excessive, sous-vêtements synthétiques, pantalons moulants, etc.).

Les séquelles: irritations, démangeaisons, pertes anormales ou des infections, telles que mycoses ou bactériose.
Les mycoses sont les plus souvent provoquées par le champignon Candida albicans. Brûlures, prurit et rapports douloureux sont le triste lot des femmes qui en sont atteintes. La vaginose ou vaginose bactérienne, quant à elle, est un déséquilibre de la flore du vagin, caractérisé par une diminution des lactobacilles à l’effet protecteur et la multiplication des germes anaérobie, tels que la Gardnerella vaginalis. Chez la moitié des femmes, la pathologie est asymptomatique.
En revanche, lorsqu’ils sont présents, les symptômes sont très pénibles: pertes malodorantes, démangeaisons et rougeurs.

Comment préserver ce précieux équilibre, gage de santé vaginale?

Tout d’abord, en évitant, lorsque cela est possible, les facteurs à risque. Une hygiène vaginale bien conçue, sans excès, à l’aide de détergents à PH neutre, sans parfum, représente la première mesure à adopter. En outre, il existe une préparation sous forme de capsules contenant plusieurs souches probiotiques (lactobacilles), présentes dans une flore vaginale saine, qui la maintiennent en équilibre.

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Toute reproduction partielle ou intégrale faite sans autorisation de la part de l’éditeur est interdite et illégale. Tout procédé de reproduction et d’adaptation est illicite.
Isabelle Hulmann Rita Ducret-Costa

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