Article n° 4030 | Edition n° 3 | 2014

Douleurs

Les douleurs chroniques relèvent du domaine médical.

La douleur: tour d’horizon

Depuis toujours, la douleur hante l’être humain, qui ressent le besoin de s’en débarrasser. Mais cette «perception sensorielle désagréable» est aussi un signal d’alarme du corps, qui ne doit jamais être pris à la légère.

Tout au long de l’histoire de l’humanité, la douleur fut perçue comme un châtiment divin, un moyen d’expiation, une épreuve à endurer ou un mal nécessaire à la guérison. Véritable pionnier à son époque, Hippocrate fut le premier qui la considéra comme un phénomène naturel et s’efforça de la soulager.

D’un point de vue physiologique, la douleur est un message transmis au cerveau par les nerfs périphériques via la moelle épinière. On distingue la douleur aiguë et la douleur chronique. La première est un symptôme, qu’il est judicieux de traiter pour autant que son intensité le justifie et que des approches douces comme la relaxation ou les massages s’avèrent inefficaces. En revanche, la douleur chronique, qui est présente depuis au moins 3 mois, relève de la prise en charge médicale.

Les traitements médicamenteux

Parmi les analgésiques délivrés sans ordonnance, les plus courants sont le paracétamol, l’acide acétylsalicylique et l’ibuprofène. Tous les trois possèdent également des propriétés antipyrétiques (ils abaissent la fièvre). Bien toléré, le paracétamol est l’antidouleur d’élection chez les enfants, les femmes enceintes et allaitantes, ainsi que chez les sujets ayant une muqueuse gastrique sensible. En revanche, il est contre-indiqué en cas de troubles hépatiques sévères et, au contraire de l’acide acétylsalicylique et de l’ibuprofène, il ne possède pas d’action anti-inflammatoire. 

Très efficace mais irritant pour l’estomac, l’acide acétylsalicylique n’est pas conseillé en présence de troubles gastriques. Pourvu d’un pouvoir anticoagulant, il est, en outre, à éviter lors de prise concomitante d’un autre médicament anticoagulant. L’ibuprofène est aussi très efficace et assez agressif pour la muqueuse gastrique.  L’arginate d’ibuprofène, association de l’ibuprofène et du sel d’arginine, se démarque  par sa rapidité d’action: son effet se manifeste déjà au bout de 30 minutes et dure jusqu’à 6 heures.

Tous les analgésiques en vente libre ne doivent pas être utilisés en automédication au-delà de 3 jours.


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Isabelle Hulmann Rita Ducret-Costa

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