Article n° 4921 | Edition n° 97 |

Compétence en matière de santé en Suisse: une étude tire un bilan mitigé

En Suisse, une personne sur dix dispose d'excellentes compétences en matière de santé. Le niveau est satisfaisant pour plus d'un tiers de la population, problématique pour 45 % et insuffisant pour 9 %. Tels sont les résultats d'une étude conçue pour permettre une comparaison entre la Suisse et huit Etats-membres de l'Union européenne (UE).

Les compétences en matière de santé représentent une série d'aptitudes permettant aux individus de prendre au quotidien les décisions qui ont une influence positive sur la santé. L'étude comprenait trois volets : la gestion de la maladie, la prévention des maladies et la promotion de la santé. Il ressort de ce travail que les principales difficultés rencontrées par les ressortissants suisses portent sur la compréhension et l'évaluation des informations concernant la prévention des maladies. Ces personnes avaient notamment de la peine à se prononcer sur l'utilité de la vaccination, les vaccins nécessaires et les examens de dépistage.

Tout comme les ressortissants de différents Etats-membres de l'UE (Allemagne, Autriche, Bulgarie, Espagne, Grèce, Irlande, Pays-Bas, Pologne), la population résidant en Suisse a de la peine à soupeser les avantages et les inconvénients d'un traitement et à décider quand demander un deuxième avis médical.

Par contre, elle a moins de difficultés à se conformer aux instructions des médecins ou des pharmaciens ou à comprendre leurs explications sur la prise d'un médicament. Elle saisit facilement les avertissements sur les comportements nuisibles à la santé et sait où trouver des informations pour adopter un comportement sain.

Les personnes disposant d'un bon niveau de formation et bénéficiant d'une bonne situation financière ont de meilleures compétences en matière de santé. En règle générale, plus le revenu est faible, moins les compétences sont élevées. La
compétence en matière de santé des femmes est légèrement meilleure que celle des hommes. Les réponses données par des personnes d'origine turque ou portugaise montrent que le contexte migratoire n'influence que partiellement ces compétences.

L'étude présente également les répercussions de la compétence en matière de santé sur l’état de santé, notamment sur le volume des prestations médicales sollicitées. A l'instar des ressortissants de l'UE qui ont participé à cette enquête, les personnes résidant en Suisse ayant une faible compétence en santé s'estiment souvent en moins bonne santé et sont plus souvent touchés par un problème de santé durable. De plus, elles séjournent plus souvent à l'hôpital que les personnes disposant d’une meilleure compétence en matière de santé.

L'étude a été menée conjointement par l'Office fédéral de la santé publique, l'Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires ainsi que la fondation Promotion Santé Suisse en automne 2015. Un échantillonnage représentatif de la population suisse, comprenant aussi des personnes d'origine turque ou portugaise, y a participé. L'enquête se basait sur un questionnaire élaboré dans le cadre d'un projet de l'UE. Elle permet donc d'établir des comparaisons entre la Suisse et les différents Etats qui y ont pris part.

Les résultats de l'étude feront l'objet d'une analyse approfondie pour déterminer les mesures susceptibles d'améliorer la compétence en matière de santé de la population en Suisse.

Source: Office fédéral de la santé publique


Ceci est un communiqué de presse. L’éditeur et la rédaction se déchargent de toute responsabilité.

Articles similaires

Communiqués de presse
Toute reproduction partielle ou intégrale faite sans autorisation de la part de l’éditeur est interdite et illégale. Tout procédé de reproduction et d’adaptation est illicite. © 2010 Communis | Healthcare Media Concept