Article n° 4836 | Edition n° 96 | 2018

Comment réagir à l’arthrose

Avant 65 ans, l’arthrose est causée le plus souvent par un excès pondéral important.

Aussi pénible que répandue, l’arthrose touche 95% des personnes âgées de plus de 65 ans.

On peut définir l’arthrose «une détérioration progressive du cartilage articulaire» ou, plus simplement, l’usure, le vieillissement de l’articulation. Ses symptômes sont: la douleur, la raideur, la diminution de la mobilité, ainsi que, bien souvent, le gonflement. A un stade plus avancé, des déformations peuvent apparaître. Quant aux causes, outre le vieillissement, citons principalement des sollicitations excessives et répétées de l’articulation, les mauvaises postures, la sédentarité et la surcharge pondérale. Cette affection rhumatismale concerne le plus souvent le genou, la hanche et les doigts. Nous ne sommes cependant pas désarmés face à ce «fléau articulaire»! Le combat repose sur différents éléments:

• Ralentir la détérioration du cartilage.

L’arthrose pouvant être assimilée à une affection de dégénérescence oxydative, les antioxydants s’avèrent très indiqués. La liste de ces substances, bien nombreuses, comprend le bêta-carotène, les vitamines C, E, B2 et B3, les oligoéléments sélénium, zinc, soufre, manganèse et molybdène, les acides aminés soufrés méthionine, cystéine, taurine et glutamine, la coenzyme Q10, ainsi que le curcuma, l’ail, etc.

• Soutenir la synthèse du cartilage articulaire.

Le sulfate de chondroïtine et le sulfate de glucosamine régénèrent le cartilage, alors que la vitamine C et les oligo-éléments cuivre, manganèse, sélénium et zinc, entre autres, influencent favorablement le étabolisme cartilagineux.

• Apaiser l’inflammation secondaire à l’usure du cartilage

(rappel: l’arthrose n’est pas une affection inflammatoire comme l’arthrite, mais dégénérative). Citons notamment le cuivre, le soufre et les acides oméga-3.

Un élément clé

Comme nous l’avons vu, le soufre figure dans toutes les mesures susmentionnées. Bien que l’alimentation en apporte généralement en suffisance, ses besoins peuvent être accrus lors de maladies de l’appareil locomoteur et d’entraînement physique poussé. Il peut être ingéré sous la forme de MSM, un composé organique de soufre.

Sans oublier l’hygiène de vie…

Garder ou retrouver un poids correct, pratiquer une activité physique douce et régulière (la marche notamment), éviter les charges excessives, s’alimenter de façon équilibrée: autant d’amis de notre santé articulaire… et de notre santé tout court.


Toute reproduction partielle ou intégrale faite sans autorisation de la part de l’éditeur est interdite et illégale. Tout procédé de reproduction et d’adaptation est illicite.
Isabelle Hulmann Rita Ducret-Costa

Articles similaires

  • Article No | Edition no 92 2015
    Soulager la fibromyalgie

    Considéré autrefois comme un troublepsychosomatique, la fibromyalgie est à présent reconnue comme une maladie à part entière, dont on ignore les causes et qui demeure incurable à l'heure actuelle. La fibromyalgie est une maladie rhumatismale chronique, à nette prédominance féminine. Contrairement à l’arthrose et l’arthrite, elle ne touche pas les articulations, mais les parties molles qui les entourent: les ligaments, les tendons et les muscles. Les principales caractéristiques de la fibromyalgie sont la douleur, pouvant aller de la gêne à des souffrances insoutenables, et la fatigue. D’autres symptômes courants sont un sommeil de mauvaise qualité, des difficultés de concentration et des troubles digestifs. La fibromyalgie peut survenir soudainement sans cause apparente, mais se manifeste le plus souvent après un traumatisme physique ou psychique (accident, intervention chirurgicale, accouchement, deuil, etc.). A défaut de la guérir, de nombreuses mesures peuvent soulager la fibromyalgie, à savoir: maîtriser le stress, pratiquer la pensée positive, s’imposer une activité physique douce et régulière, s’accorder du repos après l’effort, privilégier la chaleur sous toutes ses formes. Les antidépresseurs représentent les médicaments les plus prescrits et les plus efficaces pour le traitement de cette maladie. Dans les cas les moins lourds, le millepertuis, un antidépresseur végétal, parvient à soulager les symptômes. Les analgésiques en vente libre peuvent s’avérer efficaces pour certaines personnes et n’avoir aucun effet pour d’autres. Il en va de même pour l’acupuncture. En appoint aux mesures ci-dessus, la nutrithérapie propose: • le calcium et le magnésium, très efficaces lors de troubles nerveux, de l’humeur et du sommeil; le second est, en outre, pourvu de propriétés myorelaxantes; • les vitamines B, qui étoffent le moral, améliorent la mémoire et participent au processus de la digestion; • les acides aminés, qui luttent contre la fatigue physique et nerveuse, notamment la L-carnitine, qui donne de l’énergie tout en fortifiant les muscles; • la vitamine E, qui combat également la faiblesse musculaire.

  • Article No | Edition no 92 2015
    Mieux vivre avec l'arthrose du genou

    A défaut de guérir la gonarthrose, une bonne hygiène de vie et des traitements adaptés améliorent la qualité de vie des sujets atteints. Le plus souvent bilatérale, l’arthrose du genou ou gonarthrose, est l’une des plus répandues et invalidantes. Le vieillissement, l’excès pondéral et des sollicitations excessives de l’articulation figurent parmi les causes les plus courantes de cette forme d’arthrose. La gonarthrose évolue par poussées, accompagnées de douleurs et de difficultés à la marche. Au fur et à mesure que la pathologie s’aggrave, les crises deviennent plus rapprochées et plus douloureuses. Les douleurs sont souvent causées par l’inflammation de tendons, ligaments, muscles et capsule articulaire, des structures anatomiques très proches de la peau, ce qui plaide en faveur des traitements topiques. L’hygiène de vie Si, en phase aiguë, la mise au repos s’avère nécessaire, au quotidien, une activité physique douce et régulière permet à l’articulation de garder sa mobilité. Selon le prof. Francis Berenbaum, rhumatologue, «le fait de garder une mobilité physique est très important, mais il faut privilégier les sports où il n’y a pas d’appui puissant sur le pied». Les activités recommandées sont le vélo, la natation et la marche, ainsi que des exercices ciblés de renforcement musculaire. Du côté nutritionnel, une forte consommation d’aliments et boissons acides (viande, fromage, sucre et glucides raffinés, café, alcool, etc.) semble constituer un facteur aggravant, alors qu’un apport élevé d’aliments basiques (fruits, légumes, soja, yogourts, pommes de terre, etc.) peut apporter une amélioration. «L’acidose tissulaire contribue à amplifier les douleurs, même si elle n’est pas directement responsable de la maladie», affirme le Dr Philippe-Gaston Besson. La surcharge pondérale étant un facteur aggravant, on veillera, en outre, à entretenir ou à retrouver le poids de forme. Les traitements médicamenteux En phase aiguë, la prise d’un antiinflammatoire non stéroïdien, comme par ex. le diclofénac, est souvent nécessaire. L’application externe de la même substance, sous forme de gels ou tissugels (patches), très pratiques, permet d’atteindre directement la zone douloureuse tout en évitant les effets secondaires de la voie orale.

  • Article No 3055 | Edition no 73 2010
    J'en ai assez d'avoir mal!

Article
Toute reproduction partielle ou intégrale faite sans autorisation de la part de l’éditeur est interdite et illégale. Tout procédé de reproduction et d’adaptation est illicite. © 2010 Communis | Healthcare Media Concept