Article n° 4924 | Edition n° 97 |

Choyez votre intestin, il le mérite!

La vitamine A exerce une action antiinflammatoire et cicatrisante sur toutes les muqueuses, notamment digestives.

«Fais du bien à ton corps, afin que ton âme ait envie d’y rester», dit un proverbe indien. Le faisons-nous vraiment? Permettez-moi d’en douter!

Selon des estimations récentes, les Suisses mangent trop et pas vraiment de façon équilibrée: en moyenne plus de 40 kg de viande, 20 de fromage et 30 de sucreries par année. Un véritable défi pour notre intestin, dont le rôle dans l’entretien de notre santé a été clairement établi. Et il n’est guère étonnant que les troubles digestifs soient si fréquents!

Le curcuma, une plante ancestrale

Depuis l’Antiquité, les médecines traditionnelles de la Chine, du Japon et de la Thaïlande utilisent le curcuma comme stimulant du foie, mais aussi comme remède contre l’acidité gastrique et d’autres troubles digestifs.
L’Ayurvéda, traditionnelle médecine indienne, préconise, entre autres, l’usage de cette plante pour garder un intestin sain, ainsi que pour favoriser l’écoulement de la bile et la digestion des graisses.

En Occident, le curcuma a été décrit pour la première fois par le médecin et botaniste Dioscoride, au 1er siècle, dans son ouvrage «De Materia medica».

Les bactéries probiotiques

Notre flore intestinale héberge 100 milliards de micro-organismes. Dans une flore saine, il s’agit essentiellement de bonnes bactéries (lactobacilles, bifidobactéries, etc.), à l’effet protecteur, dites probiotiques. Pour aintenir ce fragile écosystème en équilibre, rien de tel qu’une bonne hygiène alimentaire et de vie.

Les amis des muqueuses

Pour que l’intestin se porte bien, encore faut-il que ses muqueuses soient en bonne santé. La vitamine A exerce une action antiinflammatoire et cicatrisante sur toutes les muqueuses, notamment digestives, respiratoires
et urinaires. La vitamine B8 ou biotine et l’acide aminé L-glutamine sont également nécessaires à l’intégrité des muqueuses digestives.

Des anti-inflammatoires naturels

Les acides gras oméga-3 EPA et DHA, d’origine animale ou végétale, exercent une remarquable action anti-inflammatoire autant sur la sphère digestive que sur les articulations.

Dans les maladies inflammatoires de l’intestin, la résorption de l’oligo-élément molybdène est fortement diminuée. Un supplément de cette substance peut s’avérer bénéfique par ex. lors de côlon irritable.

Les huiles essentielles de fenouil et de menthe ont fait leurs preuves dans les troubles digestifs les plus divers (lourdeurs, spasmes, ballonnements, inflammations). Ces grands classiques ne sont pas près d'à être remplacés!


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Isabelle Hulmann Rita Ducret-Costa

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    Longue vie au curcuma!

    La nature est un immense réservoir de trésors de valeur inestimable. Chacune à son tour, des plantes, telles que, par exemple, l’ail, le millepertuis ou le ginseng, par ailleurs toujours d’actualité, ont connu leur heure de gloire. C’est à présent au curcuma de faire l’objet d’un grand intérêt, amplement mérité. Pour ma part, je lui prédis un avenir brillantissime.   Epice et plante médicinale à la fois, originaire du Sud-est de l’Inde, où il jouit d’une grande notoriété, le curcuma est consommé en moyenne à raison de 1,5-2 g par jour par les Indiens et utilisé en médecine indienne depuis des millénaires. Cette plante hors du commun contient des vitamines comme la C et le carotène et des sels minéraux comme le potassium, mais ses principaux principes actifs sont les curcuminoïdes. Ceux-ci possèdent des propriétés antioxydantes et anti-inflammatoires exceptionnelles.   Le stress oxydatif fait des ravages Le stress oxydatif (pollution, fumée, herbicides, pesticides et additifs présents dans les aliments, prise de certains médicaments, abus d’alcool, exposition prolongée au soleil, etc.) nous concerne tous et toutes. Or, les dégâts provoqués par les facteurs oxydants ne se limitent pas à notre apparence (vieillissement prématuré), mais intéressent la totalité de notre corps. De très nombreuses maladies peuvent être assimilées à des phénomènes de dégénérescence oxydative: l’arthrose, l’artériosclérose, la cataracte, la dégénérescence maculaire, des pathologies neurologiques (Alzheimer, Parkinson, etc.) et même les cancers. Et cette liste est loin d’être exhaustive.   Les inflammations entravent notre qualité de vie Les propriétés anti-inflammatoires du curcuma, très appréciables, concernent autant les articulations que la sphère digestive. A relever également que l’efficacité du curcuma se double d’une excellente tolérance. On ne lui reconnaît qu’une légère action anticoagulante, qui entraîne quelques restrictions d’emploi: pas de prise avec des médicaments anticoagulants (sauf avis contraire du médecin) ou les quelques semaines qui précèdent les interventions chirurgicales. Mal assimilé lorsqu’il est ingéré seul, le curcuma l’est aisément si on l’associe au poivre noir et à de la matière grasse. Il existe, en outre, une méthode qui permet de le rendre soluble dans l’eau. Le curcuma hydrosoluble, dont la biodisponibilité est excellente, peut être avantageusement associé à d’autres antioxydants, tels que par ex. la vitamine C et le thé vert.

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