Article n° 1101 | Edition n° 72 | 2010

Bouger en toute sécurité

L’activité sportive est stimulante pour le corps et l’esprit. Mais lorsqu’elle est pratiquée sans limite, un accident peut survenir à tout moment. Chaque jour en Suisse, près de 900 personnes en font l’amère expérience!

Les blessures sportives ne touchent pas que les adeptes de sports extrêmes. Dans la majorité des cas, ce sont les sports de balle ou de neige qui sont incriminés et aucune classe d’âge n’est à l’abri. Bien souvent, contusions ou déchirures nécessitent plusieurs semaines avant d’être guéries.

Prévenir vaut mieux que guérir

Comme le dit l’adage populaire, la prévention élimine passablement de risques. Principe de base, l’activité choisie doit correspondre à sa capacité et l’entraînement être progressif. Avant chaque exercice, l’indispensable échauffement prépare ses muscles à l’effort. Une tenue adaptée et des engins correctement ajustés ont, eux aussi, de l’importance. Enfin, mieux vaut renoncer à se mouvoir lorsque l’on se sent malade ou qu’une ancienne blessure se fait encore sentir. Avec ces conseils, on s’épargnera déjà bon nombre de pépins.

Si l’accident survient malgré tout, la méthode RGCS (Repos – Glace – Compression – Surélévation) s’applique pratiquement à tous les traumatismes fermés. Après ces premières mesures, l’application locale d’un médicament décongestionnant et anti-inflammatoire ­diminue la douleur et active le processus de guérison.

En médecine douce, l’arnica est la plante la plus employée pour réduire les hématomes. Cependant, c’est en association avec diverses herbes médicinales, telles que, entre autres, l’hamamélis, l’échinacée, la camomille, le millepertuis et la consoude, qu’elle est la plus efficace. Chacun de leurs différents principes actifs naturels jouant des rôles bien distincts dans le processus de réparation.


Toute reproduction partielle ou intégrale faite sans autorisation de la part de l’éditeur est interdite et illégale. Tout procédé de reproduction et d’adaptation est illicite.
Isabelle Hulmann Didier Bettens

Articles similaires

  • Article No | Edition no 92 2015
    Le sport, une occupation à risque?

    La pratique sportive est, quel que soit son niveau, une sollicitation exagérée de notre structure motrice. A ce titre, il est aisé de comprendre qu’elle implique fatalement un risque de lésions. La modularité de l’exercice physique de faible à intense sous-entend des blessures potentielles et des soins différents. Quelles blessures? Les atteintes musculaires, aussi nombreuses que graduelles, vont de la simple crampe à la déchirure. Si la crampe ou la courbature sont désagréables, elles sont tout à fait bénignes, contrairement à l’élongation, synonyme d’allongement excessif du muscle, qui peut aller jusqu’au claquage, voire à la déchirure. Ces traumatismes générés par un effort violent sont évidemment plus graves et nécessitent souvent une consultation médicale tout comme les pathologies ostéoligamentaires (entorses, tendinites, luxations et fractures). Quelles solutions? Crampes et courbatures ne nécessitent pas réellement d’intervention thérapeutique; échauffement, hydratation et étirements doivent suffire à prévenir ces désagréments. En revanche, les élongations impliquent un arrêt immédiat de l’activité, une applicationde glace, ainsi qu’une contention du muscle avec un bandage élastique. Les pathologies à forte composante inflammatoire comme les tendinites ou les entorses peuvent, en outre, requérir l’application locale d’un anti-inflammatoire de type ibuprofène ou diclofénac, notamment sous forme de patch ou tissugel, qui assure une diffusion continue du principe actif sur le site douloureux sans effets secondaires gastrointestinaux. Une rééducation chez un physiothérapeute ou un ostéopathe assurera une guérison complète éloignant ainsi les risques de récidive.

  • Article No 3352 | Edition no 10 1997
    Ces fractures «de fatigue»

  • Article No 3337 | Edition no 77 2011
    Certains l?aiment chaud? ou froid!

Article
Toute reproduction partielle ou intégrale faite sans autorisation de la part de l’éditeur est interdite et illégale. Tout procédé de reproduction et d’adaptation est illicite. © 2010 Communis | Healthcare Media Concept