Article n° 4239 | Edition n° 91 | 2014

Bien gérer un refroidissement

Négligé ou mal soigné, un refroidissement peut durer des semaines et affaiblir l’organisme, favorisant les récidives.

Compagnons indésirables mais quasi inévitables de la mauvaise saison, les refroidissements guettent les sujets stressés, fatigués et affaiblis. Ces pathologies étant presque toujours d’origine virale, il n’y a pas de remèdes spécifiques pour les prévenir ou les soigner. La prévention repose sur une bonne hygiène alimentaire et un mode de vie sain, alors que la thérapie vise à soulager les symptômes.

Epuisante la nuit comme le jour, la toux est un des symptômes les plus pénibles.

Du rhume à la toux grasse

Le refroidissement débute par un rhume et/ou une inflammation de la gorge, suivis par l’apparition d’une toux sèche et irritative. Si les virus atteignent les bronches, la muqueuse de celles-ci commence à produire un mucus épais et visqueux, dans le but d’«emprisonner» ces hôtes indésirables et ensuite de s’en débarrasser par le réflexe de la toux, qui devient grasse. Ce type de toux est bénéfique, car il permet le nettoyage des voies respiratoires.

C’est à ce stade qu’un médicament mucolytique (qui fluidifie les sécrétions et en facilite l’élimination), comme par exemple l’acétylcystéine, revêt une grande importance. En effet, le mucus qui encombre les bronches, en plus de à la gêne respiratoire qu’il engendre, est un terrain propice à la prolifération des bactéries, responsables d’une surinfection nécessitant une antibiothérapie. Une fois mûrie, la toux redevient sèche pour une courte période, avant de disparaître.

Même dans sa phase productive, la toux peut être accompagnée de quintes très pénibles et éprouvantes, s’aggravant en position allongée. Dans ce cas, la prise d’un antitussif, qui calme le réflexe de la toux, est judicieuse, notamment le soir.

Mesures additionnelles

Un abondant apport hydrique, notamment sous forme de tisanes pectorales, favorise l’expectoration et hydrate les muqueuses irritées. Parallèlement, il faut veiller à respirer un air «pur» (aérez souvent) et humide (utilisez un humidificateur). Pour les sujets pouvant s’offrir le luxe de rester chez eux, des frictions, inhalations et cataplasmes apportent également un soulagement bienvenu.

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Isabelle Hulmann Rita Ducret-Costa

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