Article n° 1590

Au feu!

Aucune femme n’ignore les désagréments d’une infection urinaire. Outre les risques de complications, les récidives potentielles sont un fléau pour certaines, avec l’obligation d’un recours quasi systématique aux antibiotiques. Faut-il s’en contenter?

Une femme sur deux est touchée par la cystite au cours de sa vie.

Genèse et facteurs de risque

La proximité de l’anus et du méat urinaire chez la femme font d’elle une cible privilégiée des cystites, ces infections de la vessie généralement causées par des bactéries d’origine fécale. De plus la taille réduite de l’urètre féminin rapproche considérablement cette vessie de la source de contamination. S’ensuivent un besoin impérieux d’uriner, des brûlures lors de la miction (émission d’urine), des douleurs, une urine trouble, contenant parfois du sang.

De manière plus générale, une mauvaise élimination des urines est à l’origine de ce phénomène largement exacerbé dans certaines circonstances (grossesse, paralysie, diabète, etc.). En effet, une vidange régulière de la vessie permet de chasser les germes de l’urètre.

Une stratégie préventive

Des mesures hygiéno-diététiques sont à la base de toute prise en charge: en premier lieu, boire au moins 1,5 l d’eau par jour et uriner sans se retenir, puis faire obstacle aux bactéries, par une bonne utilisation du papier hygiénique (d’avant en arrière) et une toilette intime soigneuse (pas d’antiseptiques au long cours). Uriner avant et après les rapports sexuels, qui créent des micro-traumatismes favorisants, lutter contre la constipation qui accroît le développement bactérien, sont d’autres pistes. En outre, on peut acidifier les urines en consommant notamment du vinaigre dilué ou de la vitamine C. Ces mesures peuvent être complétées par des recours phytothérapiques illustrés par le cranberry, qui inhibe l’adhérence des bactéries à la paroi vésicale. Les cures prodiguées à l’aide de cette petite baie permettent de réduire les rechutes et ont à ce titre une place de choix dans la prévention. Si malgré tout des symptômes apparaissent, un avis médical s’impose (attention aux complications de type pyélonéphrite).

-----------------------------------------------------

 Document PDF


Toute reproduction partielle ou intégrale faite sans autorisation de la part de l’éditeur est interdite et illégale. Tout procédé de reproduction et d’adaptation est illicite.
Isabelle Hulmann Dr. Stéphane Hoën

Articles similaires

vit@express
Toute reproduction partielle ou intégrale faite sans autorisation de la part de l’éditeur est interdite et illégale. Tout procédé de reproduction et d’adaptation est illicite. © 2010 Communis | Healthcare Media Concept