Article n° 3995 | Edition n° 88 | 2014

Allergies, quand vous nous tenez!

La libération d’histamine provoque des manifestations allergiques.

Particulièrement fréquentes au printemps et en automne, les allergies ennuient, ou même accablent, les personnes qui en souffrent. En constante augmentation depuis des décennies, elles concernent un quart de la population suisse.

Le phénomène allergique revêt plusieurs facettes, se manifestant à travers de multiples symptômes, qui relèvent cependant tous d’une réaction inflammatoire: des symptômes respiratoires comme la rhinite ou l’asthme, oculaires, comme l’irritation de la conjonctive, cutanés, comme l’eczéma ou l’urticaire (apparition de plaques rouges qui démangent) ou encore digestifs, par ex. des douleurs abdominales. Et la liste n’est pas exhaustive.

Le principe général de la réaction allergique est une réaction d’hypersensibilité à un allergène, une substance inoffensive pour la plupart, mais qui déclenche une réponse immunitaire anormale et exagérée chez les personnes dites «sensibilisées». L’organisme de ces dernières produit alors des anticorps, par ex. contre les protéines contenues dans les noix ou dans les pollens. Ces réponses biochimiques impliquent le plus souvent l’histamine, un messager chimique libéré par les globules blancs (les cellules du système immunitaire) lorsque ces derniers entrent en contact avec une substance allergène. Une fois libérée,  l’histamine provoque les manifestations de l’allergie citées plus haut. La règle d’or face aux allergies est de minimiser autant que possible les contacts avec la substance allergène incriminée. En ce qui concerne les thérapies médicamenteuses, la médecine conventionnelle propose les antihistaminiques, qui bloquent les récepteurs de l’histamine.

Nutriments et plantes en renfort

La vitamine C contrôle le taux d’histamine dans le sang et les tissus, alors que le manganèse intervient dans la dégradation de celle-ci tout en exerçant une action antioxydante, qui peut s’avérer bénéfique lors d’inflammations. Citons encore les polyphénols des câpres et les flavonoïdes des feuilles d’olivier, également pourvus d’un effet antioxydant.

--------------------------------------------------------------------------------


Document PDF


Toute reproduction partielle ou intégrale faite sans autorisation de la part de l’éditeur est interdite et illégale. Tout procédé de reproduction et d’adaptation est illicite.
Isabelle Hulmann Nicolas Pauchard

Articles similaires

  • Article No | Edition no 92 2015
    Quand le nez saigne…

    Généralement bénins, les saignements du nez ne doivent toutefois pas être pris à la légère. La consultation s’impose en cas de saignements fréquents, prolongés ou consécutifs à un traumatisme crânien. Le nez est porté à saigner, car il comporte de nombreux vaisseaux dont la fonction est de réchauffer et d’humidifier l’air respiré.Ces vaisseaux sont à fleur de peau et, par conséquent, plus fragiles. On distingue les saignements du nez (ou «épistaxis») de cause locale, générale, médicamenteuse ou d’origine traumatique. Parmi les causes locales, figurent la sécheresse ou l’inflammation de la muqueuse nasale (en cas par exemple de rhume ou allergie), ainsi que des dommages directs de celle-ci (lorsque l’on se mouche trop fort ou l’on se gratte l’intérieur du nez). En hiver, évitez de surchauffer votre intérieur et, si possible, utilisez un humidificateur. En cas de rhinite, ne vous mouchez pas trop violemment et utilisez un topique* nasal (gouttes, spray ou gel) contenant une substance hydratante et régénératrice, telle que par exemple le dexpanthénol. En ce qui concerne les causes générales, citons notamment les maladies sanguines, les troubles de la coagulation, l’hypertension artérielle et le diabète sucré, ainsi que des déficits nutritionnels (en vitamines C ou K). Antibiotiques et vitamine K Au premier rang des causes médicamenteuses, se trouvent les anticoagulants, qui agissent en fluidifiant le sang. A ceux-ci s’ajoutent les contraceptifs oraux, l’aspirine, la cortisone et ses dérivés, qui augmentent les besoins en vitamine C, ainsi que les antibiotiques, qui, en altérant la flore intestinale, entraînent une diminution de la synthèse de la vitamine K. En cas d’antibiothérapie, protégez la flore bactérienne intestinale à l’aide d’une levure médicinale ou d’un probiotique. * Topique: tout médicament d’application externe qui agit localement.

  • Dans l'air du temps No | Edition no 89 2014
    Douceur, luminosité, fatigue, allergies… Le printemps est de retour!

    Dès début mars, les journées progressivement plus longues et des températures plus douces nous font ressentir un avant-goût de printemps. Mais attention: l’hiver n’a probablement pas dit son dernier mot. En mars et même en avril, prendre soin de son système immunitaire est toujours d’actualité. Une dernière épidémie de grippe n’est pas exclue, et des méchants rhinovirus guettent toujours les sujets affaiblis. En outre, les changements saisonniers, qui font pourtant le charme de notre climat, mettent notre organisme à rude épreuve. A peine sorti de l’hiver, notre corps, encore fragilisé par l’ensoleillement insuffisant, les températures rigoureuses et le moral en berne, doit déjà faire face aux désagréments printaniers, tels que fatigue et allergies. La fatigue printanière n’est pas une fatalité. Si la vitamine C mérite amplement sa réputation de vitamine antifatigue, d’autres nutriments ne sont pas en reste: les vitamines B notamment, ainsi que, dans une moindre mesure, la D et la E. Le calcium et le magnésium, quant à eux, balaient la fatigue nerveuse, alors que le fer, le cuivre et le molybdène jugulent l’asthénie liée à un faible taux de globules rouges et de ferritine. La plupart des acides aminés (dont le glutathion) et la coenzyme Q10 sont aussi hautement énergétiques. La phytothérapie propose également une palette d’outils antifatigue: au premier rang, citons le ginseng, connu et apprécié depuis des millénaires. Halte aux allergies Un organisme dont les besoins nutritionnels sont parfaitement couverts est sain, fort et bien armé face aux allergies. Les vitamines C et B, le calcium et le manganèse préviennent et, à doses élevées, soulagent les pénibles manifestations allergiques. Une préparation à base de vitamines et minéraux, idéalement enrichie en acides aminés et ginseng,  met à l’abri des redoutables carences nutritionnelles, source de fatigue et de problèmes divers.

  • Article No 3251 | Edition no 3 1995
    Rhinites allergiques

vit@express
Toute reproduction partielle ou intégrale faite sans autorisation de la part de l’éditeur est interdite et illégale. Tout procédé de reproduction et d’adaptation est illicite. © 2010 Communis | Healthcare Media Concept